Ce mardi 17 octobre 2023, le célèbre journaliste camerounais, Alain Foka, a annoncé son départ de Radio France Internationale (RFI) après une trentaine de service. Mais si le journaliste n’a évoqué clairement les motifs de sa décision, derrière cette démission se cache une raison profonde, une vision pour laquelle Alain Foka a choisi de prendre ses distances avec la célèbre chaîne française.
Alain Foka, un panafricaniste engagé ?
Alain Foka est connu pour son engagement en faveur de l’indépendance totale de l’Afrique et de la fin de la domination occidentale sur le continent. Dans le texte de l’annonce de sa démission, le journaliste a déclaré que « l’histoire de la chasse doit cesser d’être racontée du seul point de vue du chasseur », évoquant ainsi le désir des Africains d’avoir leur propre voix dans la narration de leur histoire et de leur destin.
La démission d’Alain Foka n’est pas survenue subitement. En 2021, une tension avait éclaté entre le journaliste et RFI, suite à la réalisation d’une émission sur la chaîne YouTube d’Alain Foka, mettant en vedette le directeur des mines de la République démocratique du Congo (RDC) dans le contexte de l’affaire « Congo Hold-up ». Cette émission remettait en question l’enquête menée par RFI, France 24 et plusieurs journalistes sur les activités minières en RDC.
Les accusations portées contre Alain Foka
Selon les informations de KAO François AGORA Actualités, Alain Foka a été accusé par les responsables de RFI et France 24 d’atteinte à la déontologie et d’actions déloyales. Il aurait, selon une source, présenté une version contraire à la réalité en montrant comment l’Occident aurait pillé l’Afrique, en particulier la France, pendant de nombreuses années, sans faire l’objet d’aucune enquête sérieuse.
Aujourd’hui, alors que les mouvements panafricanistes gagnent en puissance et en visibilité, la démission d’Alain Foka est révélatrice des enjeux plus larges qui se jouent. La France, en particulier, semble de moins en moins encline à tolérer les déclarations et les analyses audacieuses d’Alain Foko au sujet de la relation entre l’Occident et l’Afrique. C’est d’ailleurs pour cette raison, que le journaliste camerounais indique que sa démission « est donc un nouveau départ pour une plus grande vulgarisation de la pensée, du projet, de la vision africaine dans un monde en profonde mutation ».
