mercredi, juillet 22, 2026
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Le Niger durcit l’interdiction des sachets plastiques à Niamey

Le Niger renforce sa lutte contre la pollution plastique. Un nouvel arrêté interdit désormais l’utilisation de sachets plastiques dans les supermarchés de Niamey, avec l’objectif d’assurer une application plus stricte de la loi adoptée en 2014. Les autorités souhaitent réduire la présence de ces déchets dans la capitale et favoriser l’adoption de solutions d’emballage plus respectueuses de l’environnement.

Une interdiction renforcée pour limiter les déchets plastiques

Douze ans après l’entrée en vigueur de la loi interdisant les sachets plastiques, les autorités estiment que ces emballages restent largement utilisés dans la capitale nigérienne.

Selon l’administration de Niamey, ces déchets contribuent à la pollution urbaine et obstruent régulièrement les réseaux d’évacuation des eaux, augmentant les difficultés liées à l’assainissement.

Afin d’améliorer l’application de la réglementation, les responsables de la ville ont réuni les exploitants de supermarchés pour leur présenter les nouvelles dispositions. Un délai de six mois leur est accordé afin de se mettre en conformité avec la mesure.

À l’issue de cette période, les stocks de sachets plastiques non biodégradables devront avoir été entièrement écoulés ou détruits. Leur production, leur importation, leur commercialisation ainsi que leur utilisation seront interdites.

Les autorités encouragent désormais le recours à des sacs biodégradables, des emballages en papier, des paniers ou encore des contenants réutilisables pour remplacer les sachets plastiques traditionnels.

Des sanctions pour assurer l’application de la réglementation

Le nouvel arrêté prévoit plusieurs sanctions en cas de non-respect des règles.

Les personnes impliquées dans la production ou l’importation de sachets plastiques non biodégradables s’exposent à des peines de prison allant de six jours à un mois.

Pour les professionnels qui continueraient à utiliser ces sachets dans le cadre de leurs activités, les peines prévues vont de trois à six mois d’emprisonnement.

Les particuliers sont également concernés. L’usage domestique de sachets plastiques interdits pourra entraîner une amende fixée à 100 francs par sachet.

En renforçant les contrôles et les sanctions, les autorités nigériennes cherchent à rendre pleinement effective une législation adoptée il y a plus d’une décennie. Cette nouvelle étape vise à réduire durablement la pollution liée aux déchets plastiques et à encourager des pratiques de consommation davantage orientées vers des emballages réutilisables ou biodégradables.

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