Le rideau tombe pour Laurent Gbagbo : l’ancien président ivoirien ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle de 2025. Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU vient de rejeter sa requête, confirmant ainsi son exclusion du processus électoral. Une décision qui bouleverse le paysage politique et fragilise les espoirs de ses partisans.
Une condamnation lourde de conséquences pour Laurent Gbagbo
L’affaire remonte à 2019, lorsque Laurent Gbagbo est condamné pour atteinte à la probité publique. Cette décision judiciaire entraîne automatiquement sa radiation de la liste électorale en 2020, privant l’ex-chef d’État de ses droits civiques.
Espérant renverser la situation, Gbagbo mise en juillet 2025 sur une démarche internationale. Il saisit le Comité des droits de l’Homme de l’ONU pour demander la suspension des effets de sa condamnation. Mais le 20 août 2025, la réponse est sans appel : aucune preuve de violation de ses droits n’a été retenue. Ainsi, la sanction reste pleinement valide, et Gbagbo demeure en dehors du jeu électoral.
Un coup politique et symbolique
Pour les autorités ivoiriennes, cette tentative n’était qu’une manœuvre politique. L’avocat représentant l’État a qualifié la démarche de « tentative de brouiller le processus électoral ». En d’autres termes, la voie est désormais libre pour une compétition sans Gbagbo.
Pour ses partisans, en revanche, c’est un véritable coup de massue. Beaucoup espéraient un retour de l’ancien président comme alternative dans un climat politique tendu. Son éviction définitive ouvre une nouvelle page où d’autres figures, issues de son camp ou non, devront émerger pour capter l’héritage de son influence politique.
Son avocate cloue l’État ivoirien avec des révélations explosives !
Selon Me Habiba Touré, le texte attribué au Conseil d’État de Côte d’Ivoire comporte des erreurs flagrantes. La plus choquante ? L’invention d’un soi-disant « Tribunal de grande instance d’Abidjan », juridiction qui, en réalité, n’existe même pas.
Elle balaie aussi l’argument selon lequel Laurent Gbagbo n’aurait jamais contesté sa condamnation de 2019. « Faux ! », insiste-t-elle. Une requête a bel et bien été déposée auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU, preuve que l’ancien président continue de se battre pour récupérer ses droits politiques.
