Le climat politique dans ce pays s’enflamme encore davantage, avec la capture d’un opposant. Ce jeudi 2 janvier 2025, la police scientifique vénézuélienne a annoncé une récompense de 100 000 dollars (environ 64 millions de francs CFA) pour toute personne contribuant à l’arrestation de l’opposant Edmundo Gonzalez. Ancien ambassadeur et candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de juillet dernier, il est aujourd’hui recherché par les autorités du pays.
Un opposant en exil, mais toujours sous pression
Edmundo Gonzalez, âgé de 75 ans, a vu son destin politique basculer après l’élection présidentielle du 28 juillet 2024, qui a reconduit Nicolás Maduro à la tête du Venezuela. Contestant les résultats, il a maintenu ses revendications de victoire, malgré la répression croissante du gouvernement en place. Dès septembre 2024, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre, l’accusant de plusieurs infractions, dont tentative de déstabilisation de l’État.
Contraint à l’exil, l’opposant a trouvé refuge en Espagne, mais ses partisans ont promis son retour imminent au pays. Selon eux, il compte prendre la tête du Venezuela dès le 10 janvier 2025, date prévue pour l’investiture du président élu. Une annonce qui n’a pas laissé les autorités indifférentes, poussant ces dernières à offrir une prime pour sa capture.
Un mandat d’arrêt qui prend une tournure inédite
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la police scientifique du Venezuela a détaillé les motifs d’accusation qui pèsent contre Edmundo Gonzalez. Le communiqué indique que tout citoyen fournissant des informations permettant son arrestation pourra prétendre à la récompense. Cette mesure, inédite pour une figure politique de cette envergure, témoigne de la tension extrême qui règne dans le pays.
L’annonce a suscité une vague de réactions, notamment de la part de l’opposition qui dénonce une persécution politique visant à réduire toute contestation. Les alliés internationaux de Gonzalez pourraient également réagir face à cette chasse à l’homme qui s’intensifie à quelques jours de la cérémonie d’investiture présidentielle.
