La sécurité du Sahel préoccupe. Le président de la transition du Niger, le Général Abdourahamane Tiani, va rencontrer le président en exercice de l’Union africaine (UA), le président comorien Azali Assoumani, courant janvier 2024. Cette réunion intervient dans un contexte marqué par les menaces terroristes qui pèsent sur le Sahel et la nécessité de trouver des solutions concertées pour faire face aux défis sécuritaires. Un échange téléphonique préliminaire entre les deux chefs d’État, le 3 janvier 2024, a jeté les bases de cette rencontre cruciale.
Concertation sur les menaces terroristes
L’entretien téléphonique du 3 janvier a été l’occasion pour le président Tiani et le président de l’UA, Azali Assoumani d’aborder divers sujets notamment liés à la sécurité du Sahel. La suspension du Niger des institutions de l’Union africaine en août 2023, consécutive au coup d’État de fin juillet 2023, a créé une nécessité accrue de dialogue pour trouver des solutions à la crise sécuritaire.« Dans son rôle de médiateur continental, le Président en exercice de l’Union Africaine a exprimé sa détermination à œuvrer de concert avec toutes les parties concernées, pour trouver une solution aux crises qui secouent la région du Sahel et plus particulièrement le Niger », indique un communiqué de l’UA.
Niger, reprise progressive des relations avec ses partenaires
Après le coup d’Etat au Niger, le pays a été suspendu par plusieurs institutions continentales comme internationales. Plusieurs pays ont également rompu leurs partenariats avec le pays. Mais depuis quelques semaines, on note une reprise progressive des coopérations. Les nouvelles autorités nigériennes semblent également prêtes pour libérer le président déchu, Mohamed Bazoum, comme l’a demandé la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). On peut le constater avec la libération de son épouse Khadija Bazoum et de leur fils Salem Bazoum.
