Les coups d’État militaires en Afrique ont toujours été un sujet de préoccupation majeure pour la communauté internationale. Ce mercredi 30 août 2023, après l’annonce du putsch au Gabon, François Hollande, ancien président français, a exprimé sur Franceinfo, ses inquiétudes concernant la réaction insuffisante de la France face à ces événements, en particulier lors du premier coup d’État au Mali.
Les déclarations de François Hollande
Dans une interview avec FranceInfo, François Hollande a exprimé son mécontentement face à l’approche de la France concernant les coups d’État en Afrique. Selon lui, la France n’a pas réagi de manière adéquate lors du premier coup d’État au Mali, ce qui a peut-être ouvert la voie à d’autres tentatives de renversement de gouvernement sur le continent. « Il y a eu une forme d’acceptation de ce premier putsch, qui fait que les militaires se sont enhardis » dans la région. « Il n’y a pas eu de réaction suffisante, suffisamment nette, de la communauté internationale, y compris de la France, lorsqu’il y a eu le premier coup d’État au Mali ». François Hollande souligne l’importance pour la France, en tant que partenaire historique de nombreux pays africains, de prendre une position ferme contre ces actes qui déstabilisent les régions et mettent en péril la démocratie. Mais il précise que « ce n’est pas à la France de se substituer aux Africains pour décider de leur avenir ». « Ce n’est pas à la France de faire une intervention militaire pour rétablir tel ou tel chef d’État, ça correspond à une période qui n’est plus du tout la nôtre », a-t-il ajouté.
Contexte des coups d’État en Afrique
L’Afrique a connu une série de coups d’État ces dernières années, le Mali étant l’un des exemples les plus notables, s’en est suivi les pays comme la Guinée, le Burkina Faso, le Niger récemment. Ces événements ont souvent été motivés par des tensions politiques internes, des inégalités socio-économiques et des conflits ethniques. Les conséquences de ces coups d’État sont multiples : instabilité politique, exode de civils, perturbations économiques et, dans certains cas, des interventions militaires étrangères.
La France entretient des relations historiques et stratégiques avec de nombreux pays africains. Cependant, sa réaction face aux coups d’État sur le continent a été diversement appréciée. François Hollande estime que la France aurait dû adopter une position plus ferme. La question demeure : comment la France peut-elle concilier ses intérêts stratégiques avec sa responsabilité en tant que défenseur des valeurs démocratiques ? Quoi qu’on dise, les Africains sont décidés à rompre les liens avec tout dirigeant qui se laisse ‘’manipulé’’ par la France.
