Drame à N Dali. Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2025, un enseignant venu en urgence soigner son fils a été mortellement blessé par balle dans l’enceinte d’un centre de santé. Le tir, ouvert par un agent de sécurité en poste, serait dû à une terrible méprise. Une tragédie qui suscite émotion et indignation dans la commune.
Un simple geste de père vire au drame
Tout commence aux environs de 3 heures du matin dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juillet. Monsieur K.Y., professeur dans un collège de Nikki, se rend précipitamment dans un centre de santé de N’Dali pour faire soigner son fils, gravement malade. À son arrivée, il est accueilli par l’agent de sécurité en poste qui lui ouvre les portes. L’enfant est aussitôt pris en charge par l’équipe médicale.
Une fois à l’intérieur, l’enfant demande de l’eau. Son père sort alors chercher un peu d’eau au robinet situé dans la cour de l’établissement. C’est ce geste banal, humain, qui va lui coûter la vie. Dans l’obscurité, le gardien, croyant voir un intrus, ouvre le feu sans sommation. Le professeur s’écroule, grièvement blessé.
Un décès qui indigne et interroge
Alertés, les médecins tentent de lui porter secours. L’homme est transféré en urgence au Centre hospitalier universitaire du Borgou à Parakou. Malheureusement, malgré les efforts déployés par l’équipe médicale, il succombe à ses blessures dans la matinée du lundi 21 juillet.
La victime laisse derrière lui une famille endeuillée et une communauté choquée. Enseignant respecté, père de famille discret, K.Y. était en poste dans la commune de Nikki. L’émotion est vive dans la région, et beaucoup s’interrogent sur les conditions de sécurité dans les centres de santé, notamment la formation et la responsabilité des gardiens de nuit.
