À l’occasion de son 31ᵉ anniversaire, Lydol a pris la parole dans une vidéo slam poignante où elle revient sur son parcours, ses blessures et son choix de continuer à avancer. L’artiste camerounaise, de son vrai nom Dolly Sorelle Nwafo, a confié comment elle a traversé l’une des périodes les plus sombres de sa vie après le drame impliquant son père, tout en réaffirmant sa volonté de se reconstruire.
« J’ai choisi la vie » : une renaissance douloureuse mais nécessaire
Dans sa vidéo, Lydol n’a pas cherché à cacher ses blessures. Elle raconte le choc ressenti le 10 mai 2025, lorsqu’elle a appris que son père avait assassiné le petit Mathis, un enfant de six ans. « J’ai vu toute ma vie s’écrouler. Je me suis posée beaucoup de questions, j’ai pleuré, j’ai beaucoup pleuré », confie-t-elle avec émotion. La tragédie a non seulement brisé son élan artistique — son plus grand concert prévu au palais des congrès de Yaoundé a été annulé — mais l’a aussi plongée dans un tourbillon de critiques et de menaces de mort, comme si elle devait porter la faute des actes de son père.
Malgré cette tempête, Lydol a décidé de ne pas s’éteindre. « Avant de mourir, j’ai choisi la vie », déclare-t-elle, puisant sa force dans l’amour de ses proches et dans son art, le slam. Inspirée par son modèle Youssoupha, elle se donne une mission : recommencer à zéro, avec la musique et la poésie comme refuges.
Entre attaques et résilience : une artiste qui refuse de céder
Depuis mai 2025, la chanteuse est devenue la cible d’une vague incessante de cyberattaques. Les réseaux sociaux n’ont cessé de lui rappeler le crime de son père, certains allant jusqu’à l’accuser implicitement. Pourtant, Lydol n’a cessé d’exprimer sa compassion envers la famille de la victime, suspendant ses concerts pour leur rendre hommage et partager leur douleur.
Aujourd’hui, à 31 ans, elle veut tourner une page sans l’effacer. Elle sait que les attaques continueront, mais elle choisit de les affronter debout. « C’est mon anniversaire, je m’appelle Lydol et j’ai décidé de vivre », conclut-elle dans une déclaration puissante, symbole d’une renaissance personnelle et artistique.
