L’humoriste ivoirien Observateur fait une sortie remarquée contre certains rappeurs ivoiriens. Dans une déclaration virale, il accuse ces derniers de s’approprier la souffrance du peuple tout en vivant, selon lui, dans un confort à l’abri des réalités des quartiers populaires.
Quand Observateur dénonce un décalage entre le vécu et les textes des rappeurs
Pour Observateur, il y a un fossé entre ce que racontent les rappeurs dans leurs chansons et leur véritable vie. « Ces rappeurs ne parlent pas vraiment de la vie des pauvres », lance-t-il, avant d’expliquer que beaucoup d’entre eux décrivent la faim, les galères ou les nuits passées dans le salon, alors qu’en réalité, leurs familles leur ont déjà offert une existence plus stable.
L’humoriste insiste sur le fait que le public, celui des « salonniers » comme il les appelle, vit une misère bien réelle. « Pendant que toi, tu cherches comment manger, eux mangent trois fois par jour », souligne-t-il. En d’autres termes, les artistes utiliseraient la souffrance du peuple comme matière première de leurs textes, sans pour autant la subir directement.
Les « salonniers », un pilier du succès des rappeurs
Mais Observateur ne s’arrête pas à la critique : il rappelle aussi l’importance capitale du public populaire dans la réussite des rappeurs. « N’oubliez pas : sans les quartiers populaires, vous n’êtes rien », martèle-t-il. Selon lui, ce sont les « salonniers » qui remplissent les concerts, donnent des vues sur YouTube et alimentent la notoriété des artistes.
Il appelle donc les rappeurs à faire preuve de plus de reconnaissance et d’humilité envers ceux qui les portent. « Au lieu de vous vanter, faites rêver vos fans », conseille-t-il, exhortant les artistes à proposer une musique qui inspire et élève, plutôt que de se moquer des réalités douloureuses des quartiers.
