La vie d’artiste en Afrique est souvent parsemée de défis, et nombreux sont ceux qui succombent à la tentation de vivre au-dessus de leurs moyens. La chanteuse ivoirienne Josey, qui a elle-même traversé cette épreuve, a récemment attiré l’attention de ses collègues sur les dangers de cette pratique. Dans un message poignant, elle a partagé son expérience personnelle et a exhorté les artistes à adopter une approche plus prudente et réaliste de leur carrière.
La tentation de vivre au-dessus de ses moyens
La folie des grandeurs est un phénomène courant chez de nombreux artistes africains. Dès le début de leur carrière, certains chanteurs se voient déjà comme des stars internationales et adoptent un train de vie coûteux. Ils achètent des voitures de luxe, habitent dans des maisons somptueuses et fréquentent les endroits les plus branchés. Cette quête de prestige et de reconnaissance les pousse souvent à s’endetter, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses sur leur vie personnelle et professionnelle.
Josey, qui a connu un début de carrière tumultueux, comprend parfaitement cette réalité. « On dit que plusieurs artistes vivent au-dessus de leurs moyens ? Mais ils n’ont pas le choix parce que la vie d’artiste demande à ce qu’on se fasse remarquer. En tant qu’artiste, lorsque tu apparais à la télé ou en public, il faut que tu fasses rêver. Donc, parfois, nous sommes obligés de vivre au-dessus de nos moyens pour que vous voyiez que nous avons choisi d’être artistes, nous respirons l’art, nous ne respirons pas la pitié », déclare-t-elle.
Cette pression sociale et professionnelle, de « faire rêver » le public incite de nombreux artistes à adopter des habitudes de dépenses extravagantes, sans tenir compte de leur situation financière réelle. Cependant, cette image de réussite superficielle peut rapidement se retourner contre eux, surtout dans une industrie musicale aussi incertaine et fluctuante.
Les dangers d’une carrière artistique aléatoire
Josey a également souligné les risques inhérents à la profession d’artiste. « Cela peut être dangereux parce que la musique est un métier très, très aléatoire. Il y a des moments où ça marche et des moments où ça ne marche pas. Personne n’y échappe et moi, ça a failli m’arriver, mais je me suis ressaisie », confie-t-elle.
En effet, la carrière d’un artiste est souvent marquée par des hauts et des bas. Les périodes de succès peuvent être suivies de longues périodes de vaches maigres, où les concerts se font rares et les ventes d’albums stagnent. Cette instabilité peut mettre en péril la stabilité financière des artistes, surtout ceux qui ont pris l’habitude de dépenser sans compter.
La compagne de Serey Dié insiste sur l’importance de la prudence et de la gestion responsable des finances. Elle encourage ses collègues à se préparer aux périodes difficiles en évitant de vivre au-dessus de leurs moyens. En adoptant une approche plus réaliste et en gérant leurs revenus avec soin, les artistes peuvent mieux naviguer à travers les aléas de leur carrière et éviter les pièges de l’endettement.
