L’appel téléphonique entre le président français Emmanuel Macron et le président élu sénégalais Bassirou Diomaye Faye, quelques jours après la victoire de ce dernier à la présidentielle du 24 mars 2024, a suscité des interrogations quant aux véritables intentions de la France dans ses relations avec le Sénégal. Derrière les félicitations et les propositions de partenariat, se cache-t-il une idée néocoloniale ?
Un partenariat renforcé ou une mainmise néocoloniale ?
L’empressement d’Emmanuel Macron à féliciter et à proposer un « partenariat renforcé » au nouveau président sénégalais Diomaye Faye ce vendredi 29 mars 2024, peut être interprété comme une tentative de maintenir l’influence française au Sénégal. En effet, la France est le principal partenaire économique du pays, investissant dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures et l’agriculture. Cependant, de nombreux Sénégalais voient ce « partenariat » comme une forme de néocolonialisme, où la France exerce une influence économique et politique sur le pays.
Bassirou Diomaye Faye a été élu sur un programme de rupture avec le système en place, promettant de lutter contre la corruption, de réduire les inégalités et de relancer l’économie. Toutefois, il devra faire face aux pressions de la France et d’autres puissances occidentales s’il veut mettre en œuvre ses réformes. La question se pose donc de savoir s’il aura la liberté nécessaire pour gouverner de manière indépendante et mettre en place un véritable changement au Sénégal.
Pour réellement instaurer un « Nouveau Sénégal« , le président Faye devra s’affranchir de la tutelle française et affirmer son leadership de manière indépendante. Cela implique de prendre des décisions souveraines dans l’intérêt du peuple sénégalais, sans être influencé par des intérêts étrangers. Il devra également s’entourer de conseillers compétents et intègres pour l’accompagner dans cette démarche de transformation du pays.
