Le règne de Josiane Harangada Golonga, élue Miss Cameroun 2025, s’achève brutalement. Le Comité d’organisation Miss Cameroun (Comica) a officialisé sa destitution, mettant fin à plusieurs semaines de tensions et de polémiques. La première dauphine, Orphée Dinangue, assurera la continuité jusqu’à la prochaine élection.
Une rupture contractuelle officialisée
La décision est désormais actée. Dans un communiqué rendu public, le Comica annonce la rupture de la relation contractuelle avec Josiane Harangada Golonga. À compter du 25 février 2026, elle perd son titre, sa couronne ainsi que l’ensemble des droits et privilèges attachés à la fonction de Miss Cameroun.

Le comité évoque plusieurs manquements : « absence injustifiée à plusieurs événements officiels d’importance », « propos et attitudes irrespectueux envers l’institution », « cessation unilatérale des activités liées à son mandat » et « recours à un manager personnel en violation des clauses contractuelles ».
Cette décision intervient après une sommation formelle adressée à la reine de beauté par voie d’huissier. Dans ce document daté du 13 février, le Comica lui accordait cinq jours pour s’expliquer sur les griefs retenus contre elle, faute de quoi elle s’exposait à des sanctions pouvant aller jusqu’à la destitution.
Selon les informations publiées, ce délai est arrivé à expiration sans réponse officielle de l’intéressée. Le comité affirme avoir multiplié les avertissements et mises en demeure, dénonçant un « silence coupable traduisant le refus manifeste de respecter ses engagements ».
A lire également : Fátima Bosch, Miss Mexique sacrée Miss Univers 2025 : un couronnement sur fond de polémique
Accusations croisées et tensions financières

Derrière la décision, un conflit plus profond s’est installé entre la Miss et l’organisation. Le Comica accuse Josiane Golonga d’avoir enfreint le code de conduite signé pour une durée de trois ans après son élection. Parmi les reproches figurent des absences répétées ou retards à des événements officiels, le refus de participer à des activités impliquant certains partenaires, ainsi qu’un comportement jugé irrespectueux envers la présidente de l’institution.
Le comité évoque également des interrogations sur la gestion de fonds alloués dans le cadre de son projet, pour un montant de 7 830 350 FCFA, ainsi que des sommes reçues lors de son élection s’élevant à 6 180 000 FCFA.
De son côté, Miss Cameroun 2025 aurait réclamé certains droits, notamment un véhicule de service et deux mois d’arriérés de salaire correspondant aux mois de décembre 2025 et janvier 2026. Elle aurait également demandé que son image ne soit plus utilisée sur les supports officiels du concours et que l’organisation s’abstienne de toute immixtion dans sa vie privée.
Le Comica réfute ces accusations, affirmant qu’elle ne se serait pas présentée pour percevoir son salaire et qu’elle aurait abandonné son véhicule de service en mauvais état tout en conservant les clés.
A lire également : Dans l’univers de Gillette Hazoumè, 1re Miss Dahomey (Bénin)
Une affaire sous haute tension médiatique
La crise ne s’est pas limitée aux échanges administratifs. Sur les réseaux sociaux, la situation a pris une ampleur considérable. La communauté Massa du Cameroun, dont est issue Josiane Golonga, a adressé une correspondance au Comica pour dénoncer une « campagne de dénigrement d’une extrême virulence », évoquant insultes, propos outrageants et cyberharcèlement.
La communauté demandait des mesures concrètes pour protéger l’image et la sécurité de leur représentante afin qu’elle puisse achever son mandat dans de bonnes conditions.
Ce nouvel épisode relance le débat sur les tensions récurrentes autour de la couronne Miss Cameroun. Depuis plus d’une décennie, le concours est régulièrement secoué par des controverses. En 2010, Anne Lucrèce Ntep, Miss 2009, avait déjà dénoncé la gestion de certains avantages liés à son titre. En 2018, une candidate finaliste avait accusé le comité de falsification des résultats.
Avec la destitution de Josiane Harangada Golonga, le concours Miss Cameroun connaît un nouveau tournant. La première dauphine, Orphée Dinangue, Miss Littoral 2025, reprend la couronne par intérim. Reste désormais à savoir si l’ex-Miss livrera sa version des faits et si cette affaire connaîtra des suites judiciaires.
