Lors de sa participation au Forum de Paris sur la Paix le 10 novembre 2023, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a soulevé des questions cruciales concernant les inégalités mondiales. Dans un discours percutant, il a évoqué le fonctionnement actuel du Conseil de sécurité de l’ONU et a plaidé en faveur de réformes majeures pour construire un monde plus pacifique et juste.
Les inégalités, menace pour la paix et la sécurité mondiale
Le président Akufo-Addo a souligné que les inégalités, qu’elles soient économiques ou politiques, représentent une menace sérieuse pour la paix et la sécurité dans le monde. Ces inégalités, a-t-il déclaré, vont au-delà du simple impact sur le développement économique, touchant également l’accès aux ressources, aux opportunités et aux prestations sociales. Il a mis en lumière les conséquences sociales de ces inégalités, remarquables comment elles peuvent miner la cohésion sociale, alimenter le ressentiment, et conduire à des hostilités et à la violence.
Critique du fonctionnement actuel du Conseil de Sécurité de l’ONU
Le président ghanéen a résolument réfléchi à la composition du Conseil de sécurité de l’ONU, soulignant l’injustice dans la répartition du pouvoir de veto. Il a noté que seulement cinq pays, à savoir les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni, détiennent ce droit de veto, ce qui, selon lui, sape la légitimité de l’organisation. Akufo-Addo a souligné que cette configuration date de la période d’après-guerre et ne reflète plus le contexte géopolitique mondial actuel. Il a déclaré que cette concentration de pouvoir entre les mains de quelques nations ne peut pas être considérée comme juste ou représentative. « Soixante-dix-huit (78) ans après la dernière guerre mondiale, et malgré l’essor et la transformation phénoménales de nombreuses nations et le contexte géopolitique mondial nettement différent d’aujourd’hui, seuls cinq pays au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, à travers leur pouvoir de veto, continuant de dominer l’architecture et le discours mondial en matière de paix et de sécurité. Ça n’est pas correct », a déclaré le président du Ghana.
Le discours du président ghanéen a mis en lumière la nécessité urgente de réformes substantielles au sein de l’ONU.
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