Le Burkina Faso a fermement critiqué Amnesty International et la Coalition sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains (COSEDDH) pour ce qu’il considère comme une ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures. Le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur (MAECBE) a condamné le rassemblement tenu le 21 juin 2024 à Dakar, orchestré par ces deux organisations.
Accusations de manipulation et de désinformation
Le Ministère des Affaires étrangères burkinabè n’a pas mâché ses mots en qualifiant le rassemblement organisé à Dakar de tentative de manipulation de l’opinion publique. « C’est une manipulation des opinions orchestrée par Amnesty International depuis la publication d’un rapport accusant le Burkina Faso de violations des droits humains, basé sur des allégations mensongères », a déclaré un porte-parole du MAECBE. Ce dernier a également souligné que cette initiative s’inscrivait dans une campagne plus large de désinformation visant à déstabiliser le gouvernement burkinabè.
Le rapport en question, publié par Amnesty International, avait accusé le Burkina Faso de graves violations des droits humains. Cependant, le gouvernement burkinabè a rejeté ces accusations, les qualifiant de fabrications visant à ternir l’image du pays sur la scène internationale. Dans un communiqué les autorités burkinabè ont réitéré leur « engagement à ne céder ni aux cris d’orfraie, ni aux pressions d’organisations non gouvernementales financées par des officines aux desseins obscurs », a ajouté le porte-parole.
La réaction à la faible mobilisation
Le MAECBE a également salué ce qu’il considère comme la maturité du peuple sénégalais, notant la faible mobilisation à ce rassemblement comme un signe de discernement face aux tentatives de manipulation. La faible participation est interprétée par le Burkina Faso comme une preuve que les efforts pour discréditer le pays ne trouvent pas un écho favorable auprès des citoyens sénégalais. Cela montre aussi que, malgré les tensions, une partie importante du public reste critique et bien informée, refusant de se laisser manipuler par des rapports et des rassemblements qu’ils jugent biaisés ou non fondés.
