Le clash musical prend une tournure judiciaire. Le rappeur Himra, au cœur de l’actualité depuis la sortie de son titre polémique “Yorobo Drill Acte 4”, fait désormais face à deux plaintes pour diffamation déposées par le producteur ivoirien David Monsoh. Une punchline, largement commentée sur les réseaux sociaux, serait à l’origine de la procédure.
Une punchline polémique à l’origine de la plainte
Dans ce morceau diffusé massivement sur les plateformes musicales et les réseaux sociaux, l’artiste cite plusieurs noms bien connus du public ivoirien. Mais c’est une punchline visant directement David Monsoh qui aurait provoqué la réaction judiciaire du producteur : « Moi, je suis DD ? Demande à David Monsoh, dès qu’il m’a envoyé coucou, je l’ai bloqué ».
Ces paroles, jugées offensantes, ont été interprétées par le camp du producteur comme une insinuation sur la vie privée et l’orientation sexuelle de ce dernier. Selon l’avocat de David Monsoh, ces propos « dépassent le cadre artistique » et portent « une atteinte grave à l’honneur et à la réputation » de son client.
Une procédure pour diffamation publique
Les plaintes, déposées devant les juridictions compétentes à Abidjan, visent des faits de diffamation publique et de préjudice moral et professionnel. D’après le conseil de David Monsoh, la chanson en question a déjà cumulé plusieurs centaines de milliers de vues, amplifiant l’impact de ces accusations implicites. « Nous sommes face à des propos qui sortent du registre du divertissement. Quand un artiste cite un nom de manière explicite et associe ce nom à des insinuations diffamatoires, il doit en assumer les conséquences », a déclaré l’avocat.
Le producteur estime que la portée des réseaux sociaux a aggravé le préjudice subi. Sa notoriété, construite au fil de plusieurs décennies dans l’industrie musicale, serait aujourd’hui entachée par cette polémique virale.
Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans la musique urbaine, notamment au sein du courant drill, connu pour ses textes crus et provocateurs. Certains défenseurs de l’artiste invoquent la liberté artistique, arguant que la chanson s’inscrit dans un univers de punchlines symboliques et qu’elle ne viserait pas à diffamer. Du côté du producteur, la ligne est claire : la justice devra trancher entre l’art et la diffamation. David Monsoh, figure respectée du showbiz africain, entend défendre son honneur et rétablir sa réputation.
Dans une vidéo, Tina Glamour, a exhorté Himra à demander pardon au producteur David Monsoh, après les propos polémiques tenus dans sa chanson Yorobo Drill Acte 4. « Mon fils, demande pardon… Le vrai guerrier, c’est celui qui demande pardon. Ça tue pas l’homme », a-t-elle déclaré
