Qui a déclenché le processus de retour de Guillaume Soro en Afrique ?

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Qui a déclenché le processus de retour de Guillaume Soro en Afrique ?
Guillaume Soro et le général Abdourahmane Tchiani

Après plusieurs années en exil, l’opposant ivoirien, Guillaume Soro a foulé le sol africain le samedi 11 novembre 2023 à Niamey. Ce lundi 13 novembre, il a été reçu par le gouvernement de la transition au Niger.

Les circonstances du retour

Le samedi 11 novembre 2023, Guillaume Soro a mis fin à son exil en posant le pied sur le sol africain, précisément à Niamey. Son retour a été accueilli par une rencontre exceptionnelle avec le gouvernement de transition nigérien. S’exprimant à sa sortie d’audience, Soro a souligné sa gratitude envers le Niger, en précisant que son retour en Afrique était rendu possible grâce à l’ouverture du gouvernement militaire nigérien.

Le général Abdourahmane Tchiani, président de la transition et Chef de l’État du Niger, a été mentionné par Soro comme la personne clé derrière cette possibilité. La considération et le respect manifestés par le président de la transition ont été appréciés par l’opposant ivoirien, soulignant ainsi l’importance de cette rencontre pour lui. « Je suis en exil depuis cinq longues années. Il a fallu un gouvernement militaire au Niger qui me permet de fouiller ma terre chérie ancestrale d’Afrique, au moment où, les gouvernements prétendument démocratiquement élus, aucun d’eux n’a osé me recevoir. C’est pourquoi je suis ému en prenant la parole aujourd’hui, et je n’ai pas d’autre chose que de dire merci au Niger, de me réhabiliter », a déclaré Guillaume Soro.

Les enjeux politiques du retour

Le retour de Guillaume Soro en Afrique ne peut être dissocié des enjeux politiques complexes qui entourent la scène ivoirienne. Après cinq années d’exil, ce geste marque-t-il le début d’un nouvel engagement politique de la part de Soro ? Sa déclaration émouvante à sa sortie d’audience suggère que son retour a été orchestré par des facteurs politiques majeurs.

L’opposant ivoirien a souligné le contraste entre l’attention particulière reçue au Niger et l’absence d’accueil de la part des gouvernements démocratiquement élus en Côte d’Ivoire. Cette observation soulève des questions sur la dynamique politique au sein de la région et les relations complexes entre les acteurs politiques.

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