Le dernier Classement Mercer des villes africaines où il fait bon vivre et travailler pour les expatriés a été dévoilé, plaçant la capitale économique du Bénin, Cotonou, à une position relativement élevée sur le continent. Cependant, cette position a suscité des débats et des interrogations concernant la qualité de vie dans cette ville du Bénin.
Position de Cotonou dans le classement Mercer
Selon le dernier classement Mercer, Cotonou occupe la 22e place au niveau continental et la 4e place en Afrique de l’Ouest, devançant plusieurs grandes métropoles de la région. Ce positionnement, relativement élevé de Cotonou, a attiré l’attention, notamment compte tenu des critères évalués par le classement.
Le classement Mercer évalue la qualité de vie en se basant sur une analyse approfondie de 40 critères couvrant 10 catégories essentielles. Ces critères comprennent notamment l’environnement politique et social, l’économie, la santé, l’éducation, les services publics, l’infrastructure urbaine, et bien d’autres. Cependant, certains observateurs remettent en question la pertinence de ces critères dans le contexte spécifique de Cotonou et du Bénin en général.
Réactions des internautes
Cotonou, en tant que capitale économique du Bénin, présente indéniablement des atouts en termes d’activités économiques, d’infrastructures et de services. Cependant, la ville est également confrontée à des défis majeurs tels que la congestion urbaine, la pollution, les inégalités sociales et l’accès limité à certains services de base.
L’inclusion de Cotonou dans le top 25 des villes ouest-africaines où il fait bon vivre en Afrique, a suscité des réactions contrastées. Certains saluent cette reconnaissance comme un signe de progrès et de développement, mettant en avant les efforts déployés par les autorités pour améliorer la qualité de vie dans la ville. D’autres, en revanche, expriment leur scepticisme quant à la méthodologie utilisée par le classement Mercer et soulèvent des préoccupations concernant la réalité quotidienne des habitants de Cotonou. Nous avons recueilli les commentaires de quelques internautes. « C’est au Bénin seulement que j’ai vu que TOUT va bien, mais on se hâte de pleurer que tout ne va pas bien pour ne pas motiver son voisin », « C’est sûr, ceux qui ont fait ce classement ont but de l’alcool. Ils ne sont pas venus voir AKPAKPA. Précisément Avotrou », « Un rapport, à mon avis, fait dans un bureau et non sur le terrain, sans questionner les citoyens de la basse classe de ce qu’il en pense véritablement », « Donc Cotonou devant Abuja et Lagos que celui qui a fait le classement change de fournisseur, où il fait bon vivre ou où il faut bien se battre pour survivre ? » , « C’est recherche sur Google qui révèle ça ou bien, c’est la réalité ? Sinon peut-être que c’est moi qui ai mal compris le sens de l’expression » fait bon vivre » », « Comment une ville inondée e et affamée peut faire bon vivre à ce point …arrêtez de nous distraire ! » , peut-on lire entre autres sur les réseaux sociaux.
Notons que le classement critiqué date de janvier 2024.
