Dans le conflit entre les responsables du football camerounais, la FIFA entre en jeu. Depuis la nomination controversée du Belge Marc Brys à la tête de la sélection camerounaise de football, un bras de fer oppose la Fecafoot, dirigée par l’ex-international Samuel Eto’o, au ministère des Sports. Alors que la Fecafoot conteste toujours cette décision, le ministère reste ferme sur sa position. Face à cette impasse, la Fecafoot a récemment sollicité l’intervention de la FIFA pour trancher le litige.
La confrontation entre la Fecafoot et le ministère des Sports
Depuis plusieurs semaines, la nomination de Marc Brys comme sélectionneur des Lions Indomptables divise le football camerounais. La Fecafoot refuse de reconnaître cette décision prise par le ministère des Sports, malgré l’insistance de ce dernier. Samuel Eto’o et son équipe s’opposent fermement à la présence de Brys à la tête de l’équipe nationale, estimant que cette nomination ne respecte pas les procédures en vigueur.
De son côté, le ministère des Sports maintient sa position, affirmant que la Fecafoot doit se conformer au choix porté sur le nouvel entraîneur. Cette situation de blocage a conduit la Fecafoot à saisir la FIFA pour trouver une solution à ce différend qui paralyse le football camerounais.
L’intervention de la FIFA
Dans sa réponse à la Fecafoot, après avoir a rappelé les termes de la convention signée entre la Fecafoot et le ministère des Sports en 2015, relative à la gestion des sélections nationales de football, la FIFA estime que la convention de 2015 doit être révisée dans les plus brefs délais afin de clarifier les droits et compétences de chacune des parties impliquées.
Voici la réponse de la FIFA
Situation de la FECAFOOT
Monsieur le Secrétaire général par intérim,
Nous nous référons à votre lettre du 6 avril 2024 concernant la nomination des responsables au sein de la structure d’encadrement de la Sélection Nationale Masculine A de votre fédération.
Après analyse des différents documents à notre disposition, en particulier la convention signée entre le Ministère des sports et de l’éducation physique et la FECAFOOT en 2015 relative à la gestion des sélections nationales de football, nous considérons que dans la situation actuelle, l’article 9 de ladite convention concernant le recrutement et salaires des membres des structures d’encadrement doit être implémenté en respectant l’article 13 de la même convention. Cet article stipule que :
(1) Les parties soulignent l’impérieuse nécessité de privilégier une gestion sereine et concertée du football, dans le respect mutuel, l’esprit de dialogue, la solidarité et le patriotisme.
(2) À cet effet, elles s’engagent à prévenir les conflits par l’aménagement de cadres de concertation, dans le respect des périmètres de compétences reconnus à chacune des parties, et à travers une communication permanente.
Sur la base de ce qui précède, nous considérons que les principes mentionnés à l’article 13 doivent être scrupuleusement respectés tout au long du processus de sélection et de nomination par les signataires de ladite convention.
Par ailleurs, nous sommes également de l’avis que les décisions concernant le recrutement des membres des structures d’encadrement doivent rester parmi les droits et compétences réservées uniquement au Comité Exécutif de la FECAFOOT. Finalement, nous estimons que la convention avec le ministère des Sports et de l’éducation physique de 2015 doit être révisée dans les plus brefs délais afin de clarifier les droits et compétences de chacune des parties prenantes.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Secrétaire général par intérim, l’expression de nos salutations les plus sincères.
Kenny Jean-Marie
Directeur de la division Associations membres
