Le chanteur béninois Bobo Wê, figure montante de la scène musicale traditionnelle, a récemment fait des révélations surprenantes dans un podcast au sujet d’un événement marquant vécu lors des dernières festivités des Vodun Days. Invité à prester sur scène, l’artiste affirme avoir été victime d’un épisode à la fois mystérieux et bouleversant, mêlant malaise physique, perte de voix et phénomène inexpliqué. Un témoignage qui fait beaucoup parler dans le milieu culturel béninois.
Une prestation sous tension et un malaise inexpliqué
Selon ses propos, tout a commencé le 10 janvier, jour des célébrations officielles du Vodun Days. Bobo Wê devait monter sur scène pour interpréter ses morceaux, mais quelques instants avant sa prestation, il s’est retrouvé incapable de chanter. « J’étais dans les coulisses, je n’avais pas de voix, rien ne sortait », raconte-t-il. Face à cette situation, il explique avoir eu une pensée spirituelle : « J’ai dit ‘Dah, paix à son âme, vous serez là et je vais connaître la honte ? D’accord, c’est comme vous voulez, parce que c’est votre nom que je porte partout ».
Quelques minutes plus tard, tout change. « Quand j’ai enfilé mon habit, l’expression de mon visage a changé. C’était bizarre », confie-t-il. Malgré la peur et la tension, il décide de monter sur scène. Mais la prestation tourne vite à l’épreuve : le son du kit oreille était mal réglé, le volume au maximum, la batterie hurlait. « Je recevais tout dans les oreilles. C’était catastrophique. Impossible de régler quoi que ce soit sur scène ».
Malgré tout, l’artiste va jusqu’au bout. « Quand j’ai fini, j’étais déçu. Je me disais que les répétitions étaient meilleures. Mais après, les musiciens sont venus me dire merci, parce que j’avais prouvé au président que le plus petit peut faire de grandes choses ».
Des saignements inexpliqués et un message spirituel
Le plus troublant survient le lendemain. « Je suis rentré chez moi, et dès le lendemain, je saignais du nez à plein temps », raconte Bobo Wê. « Je suis allé à l’hôpital, on m’a dit que je n’étais pas blessé, que je n’avais rien, mais je saignais ». Cet épisode l’a profondément marqué : « Tout le mois de janvier, je n’ai rien pu faire. J’avais des projets à sortir, mais j’étais comme bloqué ».
Pour l’artiste, cet événement n’a rien d’anodin. Il y voit un signe spirituel, un rappel des forces mystiques liées au Vodun, auxquelles il reste profondément attaché. « Ce jour-là, j’ai compris que certaines choses nous dépassent. Ce n’est pas juste de la musique, c’est une mission ».
Un témoignage fort, qui mêle art, foi et mystère, rappelant combien le Vodun Days dépasse le simple cadre d’un festival culturel pour toucher aux dimensions spirituelles les plus profondes du patrimoine béninois.
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