L’État-major des Forces armées béninoises (FAB) s’est réuni en urgence ce lundi 13 janvier 2025 à Cotonou. Cette rencontre, présidée par le général de division Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major des FAB, intervient à la suite de l’attaque sanglante du 8 janvier 2024, dans la zone frontale surnommée le « point triple », où plusieurs dizaines de soldats les béninois ont perdu la vie.
Une réunion stratégique après une attaque d’ampleur
L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM), a mis en lumière les vulnérabilités du dispositif sécuritaire dans le nord du pays. Face à cette situation, les hauts responsables militaires du Bénin ont tenu une réunion de crise afin d’analyser les circonstances du drame et d’évaluer la réponse à apporter. Étaient présents aux côtés du chef d’état-major, les responsables de l’armée de terre, de la marine nationale et de la garde nationale.
Pendant près de deux heures, les discussions ont porté sur la sécurisation des zones frontales et les enseignements à tirer de cette attaque. L’armée béninoise cherche à renforcer son positionnement dans ces régions vulnérables, où les incursions des groupes armés sont de plus en plus fréquentes.
Un manque de coopération sécuritaire pointé du doigt
Selon les observations des responsables militaires envoyés sur le terrain, une des principales failles identifiées dans la riposte est l’absence de coopération militaire entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Cette situation résulte d’un climat de méfiance persistant entre ces pays, qui entraîne les efforts conjoints de lutte contre le terrorisme.
Le Bénin, qui fait face à une montée des attaques djihadistes dans sa partie septentrionale, est de plus en plus exposé sur l’instabilité de la région du Sahel. La nécessité de renforcer les collaborations avec les pays voisins devient donc un enjeu majeur pour éviter que de nouvelles attaques meurtrières ne surviennent. L’armée béninoise prévoit d’adapter ses stratégies de défense et d’intensifier les opérations de surveillance dans cette zone sensible.
