Les relations diplomatiques entre le Bénin et le Niger continuent de s’envenimer. Dans une lettre adressée à son homologue nigérien, le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a vigoureusement contesté les accusations de déstabilisation portées par le régime du général Abdourahamane Tiani, président de la transition au Niger.
Une consternation face à des accusations répétées
La Chargée d’affaires du Niger a été convoquée ce lundi 30 décembre 2024, pour des éclaircissements. Le chef de la diplomatie béninoise a exprimé sa « vive consternation » et sa « profonde préoccupation » face à ces nouvelles accusations. Le Niger reproche une fois de plus au Bénin d’héberger des bases militaires étrangères, notamment françaises, et de soutenir des actions hostiles visant à déstabiliser le pays.
Dans sa réponse, le ministre Bakari a rejeté catégoriquement ces allégations, les qualifiant de « fausses et dénuées de tout fondement objectif ». Il a réaffirmé que le Bénin demeure attaché à des valeurs de paix, de fraternité et de stabilité régionale. « Il est inadmissible que le Bénin soit associé à des intentions contraires à ces idéaux », a-t-il martelé.
Appel au dialogue pour préserver les relations historiques
Pour dissiper les tensions, le Bénin a multiplié les initiatives en faveur du dialogue. Dans sa lettre, le ministre béninois a rappelé que son gouvernement avait proposé des rencontres entre les autorités militaires des deux pays pour renforcer la transparence et promouvoir une coopération sincère face aux défis sécuritaires communs. « Ces démarches traduisent notre ferme volonté de préserver et de renforcer les liens séculaires qui unissent nos deux pays », a souligné Olushegun Adjadi Bakari, tout en fustigeant les « accusations fantaisistes et injustifiées » qui risquent de fragiliser ces relations historiques.
Le Bénin a également réitéré son engagement à ne jamais servir de base arrière pour des actes de déstabilisation contre le Niger. En outre, le ministre a exhorté les autorités nigériennes à privilégier un dialogue constructif pour apaiser les tensions et œuvrer ensemble à la sécurité régionale.
