AccueilPeopleMusiqueLibéré, Aamron rompt le silence et dédouane Faure Gnassingbé

Libéré, Aamron rompt le silence et dédouane Faure Gnassingbé

Le rappeur togolais Aamron a tenu à clarifier les circonstances de son interpellation dans une interview exclusive accordée à France 24. Au cœur de rumeurs persistantes accusant directement le président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé, l’artiste a livré sa version pour rétablir la vérité.

Une interpellation controversée mais pas politique selon Aamron

Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont en ébullition autour de l’arrestation du rappeur togolais Aamron, de son vrai nom Tchala Éssowè Narcisse. Plusieurs voix pointaient directement Faure Gnassingbé comme commanditaire présumé de cette interpellation. Face à cette tension grandissante, Aamron a choisi de s’exprimer sur France 24 pour dissiper les malentendus.

Dans cet entretien, il affirme clairement : « Je tiens à préciser, ce n’est pas le Président du Conseil qui a donné l’ordre pour que je sois interpellé. Ce n’est pas le Président du Conseil qui a donné l’ordre pour que je sois torturé. Mais des zélés ». Ces propos visent à souligner que l’action serait plutôt le fait de certaines personnes proches du régime agissant de leur propre initiative, et non d’une décision présidentielle.

Cette sortie médiatique vient ainsi contrebalancer les récits populaires alimentés par la colère et la frustration d’une partie de la jeunesse togolaise. L’artiste se montre soucieux de préserver l’ordre public, tout en défendant sa liberté d’expression.

Un message d’apaisement face aux tensions

Au-delà du démenti, Aamron a voulu lancer un appel au calme. Conscient que son interpellation a pu être utilisée à des fins politiques ou inciter à des troubles, il a pris le soin d’apporter un message de responsabilité.

Cette posture conciliante n’efface pas les critiques que l’artiste a exprimées dans ses chansons, notamment sur la gouvernance au Togo. Mais elle montre une volonté d’éviter que son cas personnel ne serve de prétexte à des tensions sociales ou politiques. Mais loin de ses explications, certains pensent que l’artiste, lors de sa détention, aurait certainement subi des pressions qui l’amènent aujourd’hui à faire de pareilles déclarations.

« MISE AU POINT :
si jamais tu t’en sors, je veux que tu allume ta caméra et que tu dise au monde entier que nous t’avons torturé ici, et après l’avoir fait commence par dormir avec un œil ouvert et partout où tu seras surveillé tes arrières car nous allons revenir te prendre et te faire pire et rien ne se passera» c’est ce que m’a dit le commandant qui a ordonné et dirigé les séquences de torture physique et morale que j’ai eu à subir la nuit du 26 MAI au SCRIC. Il était avec prêt de 6 de ses éléments, j’étais seul dans leur mains.

Je me sens donc EN DANGER, ainsi que ma famille.

J’ai été arrêté dans la Nuit du 26 MAI, auditionné et ensuite TORTURÉ, avant d’être conduit MANU-MILITARI le lendemain 27 MAI au centre psychiatrique de ZÉBÉ.

Pourtant 24h avant ce jour du 27 Mai, soit dans la matinée du 26 MAI, je vous publiais ceci ici sur ma page FACEBOOK.
Donc vous pensez que je vais aller sur FRANCE 24 tenir des propos en déphasage avec la réalité ? Je sais comment mon enlèvement a été orchestré, ceux qui l’ont fait pensaient le faire et ensuite aller rendre compte pour avoir des points et des félicitations ou des galons. Quand ça commencé par chauffer et leur grand boss a demandé qui a donné l’ordre qu’on vienne m’arrêter, les gens ont commencé par se jeter la pierre, pire ils ont voulu faire croire que ce sont mes parents eux même qui m’ont fait interné.

Maintenant c’est gâté sur eux. NOUS SOMMES DANS UN ÉTAT DE DROIT, et vu que mes DROITS ont étés bafoués ainsi que mon intégrité physique et morale violé, nous allons entamer une procédure judiciaire et saisir les juridictions à l’international. Ce sur quoi les ZÉLÉS comptaient pour agir comme ils ont agit, ils vont répondre on va voir.

Si On condamne les manifestants qui sont considérés comme déviants, il faut que l’on mettent la main sur les corps habillés qui font du n’importe quoi.

On ne peut pas imposer le RESPECT par LA PEUR et nulle n’est au dessus de la Loi. LA LOI EST DURE MAIS C’EST LA LOI.

Ne pensez pas que je suis entrain de dédouaner quelqu’un ou que j’ai été corrompu pour mentir. Je suis bien renseigné et les faits sont là », a écrit l’artiste sur sa page Facebook.

Brice Gnanhoui
Brice Gnanhoui
Passionné par le journalisme, je suis constamment à la recherche de la vérité et de l'information précise. Mon amour pour le sport, la technologie et la politique me pousse à explorer ces domaines avec une curiosité insatiable et une volonté de partager des histoires qui comptent. Je crois fermement que chaque sujet a une histoire à raconter, et je m'efforce de la raconter de la manière la plus captivante et la plus précise possible. Que ce soit en analysant les dernières tendances technologiques, en couvrant les événements sportifs les plus récents ou en déchiffrant le paysage politique complexe, mon objectif est toujours de fournir une perspective équilibrée et une analyse approfondie
ARTICLES SIMILAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici