C’est un drame. Elle s’appelle Aïcha. Elle a 12 ans. Son crime ? Ne pas avoir vendu assez d’eau pour ramener la somme exigée. Ce jour-là, comme tous les autres, elle tentait de survivre. Mais cette fois, l’échec lui a coûté plus que des insultes ou des coups : sa tante l’a brûlée avec une lame chauffée au feu. Une scène d’une violence insoutenable, révélée grâce à un appel anonyme.
Une “correction” barbare pour 3 000 francs CFA
Ce jeudi après-midi, une information glaçante parvient au commissariat local de Abobo-N’dotré en Côte d’Ivoire : une fillette aurait été sévèrement brûlée par un membre de sa propre famille. L’auteur présumé, une femme de 57 ans, tante de la victime, aurait enfermé l’enfant avant de chauffer un couteau sur le feu et de le lui appliquer sur la peau. Visage, jambes, pied : les marques sont là, indélébiles.
Tout cela pour une somme : 3 000 francs. Chaque jour, Aïcha devait vendre des sachets d’eau dans la rue. Chaque jour, sa tante exigeait qu’elle ramène cette somme. Et chaque jour où elle échouait, elle subissait des violences. Mais ce 19 juin, la punition dépasse l’imaginable. Après l’avoir torturée, sa tante l’aurait même chassée de la maison, la laissant dans la rue, brûlée et en détresse.
Une enfance volée, un avenir à reconstruire
Aïcha vivait chez cette femme depuis un an, après avoir quitté sa région d’origine, probablement avec l’espoir d’une vie meilleure. Mais ce qu’elle a trouvé, c’est l’exploitation, la peur et les blessures. Alors que d’autres enfants de son âge vont à l’école ou jouent, Aïcha trimballait un seau d’eau sous le soleil, et comptait les pièces pour éviter les représailles du soir.
Aujourd’hui, elle est entre de bonnes mains. Les policiers du 41e arrondissement, alertés à temps, ont pu la secourir et arrêter sa tortionnaire. Cette dernière a reconnu les faits, invoquant simplement une “correction”. Mais peut-on appeler cela de l’éducation ? Peut-on corriger un enfant avec du feu ?
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