Au Togo, le gouvernement a pris des mesures visant à réglementer l’exploitation des véhicules à moteur de type taxi, taxi-moto et tricycle affectés au transport public. Cette décision, a été prise lors du conseil des ministres du 20 octobre 2023.
De nouvelles obligations pour les exploitants de véhicules de transport public
Le décret instaure deux nouvelles obligations pour les exploitants de véhicules de transport public au Togo. Tout d’abord, ils obtiendront une licence délivrée par le ministre chargé du transport routier. Cette licence sera un prérequis pour opérer légalement dans le secteur.
De plus, les véhicules utilisés à des fins de transport public obtiendront une autorisation de transport délivrée par les collectivités territoriales. Cette autorisation permettra de mieux contrôler le nombre de véhicules en circulation et d’assurer une meilleure gestion du secteur.
La mise en œuvre de ces nouvelles dispositions permettra une meilleure organisation du transport public au Togo. Chaque taxi, taxi-moto et tricycle sera identifié par un numéro de licence et d’autorisation de transport. Cette mesure facilitera la tâche des autorités dans la régulation du secteur, tout en garantissant aux passagers un meilleur service.
Professionnalisation des acteurs du secteur
Outre l’organisation, le décret vise à professionnaliser les acteurs du secteur du transport public. Les critères d’obtention du permis et de l’autorisation de transport incluent la possession d’un permis de conduire, d’une assurance valide et d’un véhicule en bon état. Cette exigence contribuera à élever les normes de qualité et de sécurité dans le secteur.
L’une des principales préoccupations de cette réforme est l’amélioration de la sécurité routière. Le décret prévoit des contrôles techniques réguliers pour chaque véhicule de transport public. De plus, les conducteurs devront suivre une formation obligatoire en sécurité routière, renforçant ainsi leurs compétences et leur sensibilisation aux enjeux de sécurité sur la route.
Le décret prend également en considération les personnes exerçant déjà une activité de transport public par taxi, taxi-moto ou tricycle. Elles bénéficieront d’un délai de vingt-quatre mois pour se conformer aux nouvelles dispositions. Cette période de transition permettra aux acteurs existants de s’adapter progressivement aux nouvelles exigences réglementaires.
