La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans l’affaire du tiktokeur béninois Florent Mahougnon. Poursuivi pour escroquerie et harcèlement par voie électronique, l’influenceur très suivi sur les réseaux sociaux a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de deux millions de francs CFA.
Des accusations lourdes dans un climat de tension numérique
Depuis juillet 2024, Florent Mahougnon était sous le coup d’une procédure judiciaire pour avoir usé de moyens électroniques afin de harceler et escroquer plusieurs internautes. Connu pour ses vidéos souvent controversées, il avait été placé en détention provisoire pendant près de huit mois avant d’obtenir une liberté provisoire en mars 2025.
Durant son procès, l’influenceur n’a pas comparu physiquement, et a été jugé par défaut. La CRIET a considéré que les preuves numériques, dont l’ordinateur ayant servi à commettre les faits, étaient suffisantes pour établir sa culpabilité. La Cour a ordonné la confiscation de ce matériel, tout en décidant la restitution de ses autres effets personnels saisis durant l’enquête.
