L’affaire qui oppose le chanteur malien Sidiki Diabaté à l’activiste Cheikh Nimaga, alias Chico, connaît un tournant important. Le musicien a confirmé le dépôt d’une plainte pour « propos diffamatoires et injurieux », une accusation qui découle de vidéos et de déclarations publiées ces derniers mois. Chico se trouve désormais entre les mains des autorités sénégalaises, après une interpellation suivie d’une remise formelle à la justice du pays.
Une plainte déposée après plusieurs mois de tensions
Sidiki Diabaté estime que Chico a franchi des limites. L’artiste affirme que les attaques répétées ont porté atteinte à son honneur et à sa carrière. Par conséquent, il a saisi son avocat, Maître Diagne, pour enclencher une action judiciaire complète. Le cabinet Sow-Seck-Diagne & Associés confirme l’ouverture de la procédure. Le communiqué publié ce 4 décembre 2025 rappelle que le chanteur veut défendre sa réputation. Le texte souligne aussi que Chico devra répondre des faits reprochés devant les autorités compétentes.
De plus, l’interpellation de Chico intervient dans un climat déjà tendu. Ses sorties médiatiques créent souvent des polémiques, surtout lorsqu’il commente des personnalités du monde culturel ou politique. Selon le cabinet d’avocats, Sidiki Diabaté supporte depuis des mois des accusations qu’il juge infondées. « Le droit sera dit », conclut le communiqué, qui insiste sur la détermination du musicien à aller jusqu’au bout.
Par ailleurs, l’affaire mobilise une grande partie des réseaux sociaux. Les partisans de Chico évoquent un harcèlement judiciaire, tandis que les soutiens de Sidiki saluent une démarche nécessaire. Les échanges se multiplient et alimentent un débat déjà sensible dans la région. La médiatisation du dossier renforce la pression sur les autorités sénégalaises, chargées de conduire la procédure.
Une garde à vue suivie d’une procédure très attendue
Chico reste pour le moment en garde à vue. Les enquêteurs veulent comprendre l’origine exacte des propos incriminés. Plusieurs enregistrements circulent en ligne et font l’objet d’un examen juridique. Toutefois, aucune date d’audience n’a encore été fixée. Les avocats suivent le dossier de près et informent régulièrement la presse.
En outre, l’affaire pourrait créer un précédent pour des influenceurs ou activistes très suivis en Afrique de l’Ouest. Le débat sur les limites de la parole publique occupe déjà une place centrale dans plusieurs affaires récentes. Sidiki Diabaté, lui, affirme vouloir protéger son intégrité et son image. La suite dépendra donc des conclusions de la justice sénégalaise, attendues avec attention dans les deux pays. Le Haut Conseil Islamique du Mali qui dénonce aussi des propos injurieux contre l’Islam, soutient cette plainte déposé contre l’activiste.
