RDC, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a officiellement présenté sa démission. Cette décision intervient alors qu’une pétition visant sa destitution devait être examinée en plénière au Palais du peuple à Kinshasa.
Une démission face à la pression parlementaire
Vital Kamerhe, figure emblématique de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), était visé par une pétition déposée par plusieurs députés, qui devait être soumise au vote lors d’une séance plénière. Plutôt que d’attendre l’issue du vote, le président de la Chambre basse a choisi de présenter sa démission lors de la conférence des présidents, l’organe regroupant les chefs de groupes parlementaires, selon plusieurs élus de son parti.
Vendredi 19 septembre, Kamerhe avait été entendu par la commission spéciale et temporaire chargée d’examiner les pétitions déposées contre lui et quatre autres membres du bureau. Malgré le contexte tendu, il est apparu détendu et confiant, répondant aux questions des membres de la commission avec assurance. La décision de démissionner semble donc être une manière de prévenir un vote potentiellement défavorable et de désamorcer une crise institutionnelle.
La commission spéciale et ses travaux
La commission spéciale, présidée par Peter Kazadi (UDPS-Tshisekedi) et regroupant 22 membres issus de différents groupes parlementaires, avait été mise en place en plénière quelques jours plus tôt. Parmi ses membres figurent des personnalités influentes telles que Jean-Baudouin Mayo (UNC), Gilbert Kankonde (2A-TDC) et Augustin Mulumba Kanza (ATUA). Les auditions ont également concerné le rapporteur du bureau, Jacques Djoli, ainsi que d’autres membres clés comme Dominique Munongo et Chimène Polipoli.
Ces travaux avaient pour objectif d’examiner les motifs des pétitions et de fournir un rapport au bureau provisoirement dirigé par Isaac Tshilumbayi. Ce dernier dispose désormais d’un délai de trois jours pour soumettre les conclusions à la plénière, qui devait initialement trancher sur l’avenir du bureau Kamerhe. La démission de Kamerhe précède donc ce processus.
