La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a rappelé ce 22 août 2025 les règles encadrant la publicité des établissements privés de formation. Face à la prolifération de messages mensongers et trompeurs, l’institution met en garde les promoteurs d’écoles.
Un cadre légal strictement défini, rappelle la HAAC
Dans son communiqué signé par le Secrétaire général François K. Awoudo pour le président, la HAAC a précisé que toute publicité émanant d’écoles privées doit se conformer au Décret n°2018-261 du 27 juin 2018 et à la Décision n°10-045/HAAC du 05 octobre 2010. L’objectif est clair : protéger le public contre des informations mensongères ou exagérées, souvent utilisées pour attirer des élèves et étudiants.
Ainsi, seuls les établissements agréés ou homologués sont autorisés à communiquer sur les filières validées par les autorités compétentes. Les chiffres et statistiques relayés doivent quant à eux être certifiés par les structures habilitées relevant des ministères de l’éducation. Une disposition qui vise à instaurer transparence et crédibilité dans un secteur où la concurrence est particulièrement rude.
Les responsabilités des annonceurs et diffuseurs
Le communiqué de la HAAC ne s’arrête pas aux établissements scolaires : elle pointe également la responsabilité des médias et régies publicitaires. Les articles 323 et 324 du Code de l’Information et de la Communication stipulent clairement que l’annonceur et le diffuseur partagent la responsabilité en cas de publicité mensongère.
Si l’auteur de l’infraction est une personne morale, ses dirigeants peuvent être poursuivis pénalement. Quant au diffuseur, il est considéré comme complice et encourt les mêmes sanctions que l’annonceur, auxquelles s’ajoutent les pénalités prévues dans sa convention avec la HAAC. En d’autres termes, aucun acteur de la chaîne publicitaire n’est exempté de ses obligations légales.
Une invitation à la vigilance
À travers ce rappel, la HAAC interpelle la conscience professionnelle des promoteurs de médias et appelle à une stricte rigueur dans le choix des annonces. Elle insiste sur l’importance de la mention « Vu et approuvé » délivrée par l’autorité compétente, qui doit figurer sur toute publicité d’établissement scolaire. Pour l’instance de régulation, il en va non seulement du respect des textes, mais aussi de la confiance du public, qui doit être préservée face aux dérives d’une communication trompeuse.
