Lors de sa visite de travail au Brésil, laquelle s’est achevée ce dimanche 26 mai 2024, le président béninois Patrice Talon a prononcé un discours plein de leçon. Il a mis l’accent sur la responsabilisation des Africains et appelant à un réveil collectif.
L’Afrique vit par elle-même un nouvel esclavage selon Patrice Talon
Dans son discours prononcé au Brésil, Patrice Talon a frappé fort en rejetant l’idée que l’Afrique est faible uniquement en raison de son passé d’esclavage, de colonialisme et de néo-colonialisme. Il a souligné que l’Afrique doit assumer la responsabilité de son propre sous-développement et ne pas se contenter d’utiliser le passé comme excuse. « Ce n’est pas uniquement parce que l’Afrique a été exploitée et colonisée que sa faiblesse actuelle est liée à ce passé », a déclaré le président béninois.
Le chef d’Etat béninois a exhorté les Africains à se réveiller et à se libérer des chaînes du passé, affirmant qu’il est temps pour les peuples noirs de prendre leur destin en main et de refuser d’être prisonniers des rancœurs du passé.
« L’Afrique est faible, pas seulement à cause de l’esclavage, du colonialisme ou du néo-colonialisme. Je peux vous dire que le continent africain, aujourd’hui, est seul responsable de son sous-développement. Je le dis avec toute la gravité nécessaire. Je le dis au risque de ne pas être compris. Mais c’est ainsi que se définit désormais l’état d’esprit du Bénin. Ce n’est pas uniquement parce que l’Afrique a été exploitée et colonisée que sa faiblesse actuelle est liée à ce passé. C’est trop facile de s’en servir comme excuse pour justifier une faiblesse durable, voire éternelle de l’Afrique. Que ce soit en Afrique ou dans la diaspora, il est temps que les Africains et les Noirs, sans oublier le passé, ne restent pas enchaînés à celui-ci. Il est temps que les Noirs, individuellement et collectivement, décident d’entrer en compétition en refusant de rester prisonniers des rancœurs du passé. Cela nous affaiblit et nous rend vulnérables. Cela nous empêche de réaliser que nous avons le même potentiel que les autres. Sans oublier les douleurs du passé, si nous nous libérons de cet esclavage nouveau qu’est notre souvenir, nous pourrons nous developer », tel est le message de Patrice Talon.
