Le verdict est tombé : le célèbre rappeur américain P Diddy, de son vrai nom Sean Combs, a été reconnu non coupable des accusations les plus graves portées contre lui, notamment le trafic sexuel et l’association de malfaiteurs. Toutefois, il a été jugé coupable de transport de personnes à des fins de prostitution, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à 10 ans de prison. Un jugement qui, malgré sa sévérité partielle, a suscité une vague de colère et d’indignation sur les réseaux sociaux. Nous avons repéré quelques-uns.
Un procès explosif et très suivi
Le procès, qui s’est tenu à New York, a tenu l’Amérique en haleine durant plusieurs semaines. Âgé de 55 ans, P Diddy était accusé d’avoir organisé de véritables « marathons sexuels » en forçant plusieurs femmes à y participer. Selon l’accusation, il aurait monté un réseau criminel structuré pour parvenir à ses fins, impliquant manipulation, menace, et exploitation sexuelle.
La défense, de son côté, a rejeté les accusations les plus graves, et visiblement avec succès, puisque les 12 jurés ont innocenté l’artiste sur les chefs d’accusation les plus lourds. En revanche, ils l’ont reconnu coupable de deux chefs d’accusation sur cinq, notamment pour le transport à des fins de prostitution de Cassie Ventura et d’une autre ancienne compagne. Une peine maximale de 10 ans de prison est désormais en jeu. Le juge n’a pas encore fixé la date de l’annonce de la peine.
Un verdict qui fait polémique
Le verdict a rapidement déclenché un torrent de réactions en ligne. De nombreux internautes y voient une énième preuve d’un système judiciaire biaisé, où l’argent et la célébrité permettent d’échapper aux pires condamnations. Sur X (ex-Twitter), les commentaires fusent : « Inconcevable », « L’argent achète tout… et tout le monde », ou encore « Un triste jour pour les femmes ». Certains rappellent que ce type de verdict décourage les victimes à parler : « Le système judiciaire est une blague », dénonce une internaute. D’autres comparent cette affaire à celle de Donald Trump : « Trump a fait pareil et maintenant il est président ». Une partie de l’opinion publique estime donc que la justice n’envoie pas le bon message aux victimes d’agressions sexuelles. Alors que Sean Combs échappe à la perpétuité, son image publique, elle, reste profondément écornée.
