Lors d’une conférence de presse conjointe à Dakar avec Jean-Luc Mélenchon, président du mouvement des Insoumis français, Ousmane Sonko, président du Pastef a abordé la question des coups d’État en Afrique. Contrairement à certaines positions tranchées, Sonko adopte une approche nuancée et promet un soutien solidaire aux dirigeants des pays sahéliens récemment sous régime militaire.
Ousmane Sonko solidaire avec les dirigeants du Sahel
Lors de la conférence de presse, Ousmane Sonko a affirmé le soutien indéfectible du Pastef aux dirigeants des pays sahéliens récemment passés sous régime militaire. Il a promis de renforcer les liens avec ces nations et de leur apporter une solidarité continue. « Nous ne lâcherons pas nos frères du Sahel et nous ferons tout pour raffermir les liens et leur apporter notre solidarité », a indiqué Ousmane Sonko. Cette déclaration reflète la volonté de Sonko d’adopter une approche collaborative et de soutenir les gouvernements en place, même s’ils ont accédé au pouvoir par des coups d’État.
Ousmane Sonko fait une analyse nuancée des coups d’État
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a également partagé une réflexion nuancée sur la question des coups d’État en Afrique. Il critique ceux qui condamnent ces régimes sans comprendre les causes sous-jacentes des troubles politiques. Sonko affirme qu’une simple condamnation des coups d’État ne suffit pas et plaide pour une analyse approfondie des raisons qui les motivent. Cette approche cherche à comprendre les racines des problèmes politiques et à proposer des solutions durables.
« Ceux qui, aujourd’hui, condamnent des régimes considérés comme des régimes militaires ou dictatoriaux sont pourtant enclins à aller vers d’autres régimes qui ne sont pas démocratiques lorsqu’il s’agit de négocier du pétrole ou des marchés. Est-ce qu’à partir de ce moment, on peut dire qu’on se mêle de tout avec les mêmes principes ? Absolument pas. Les problèmes internes aux pays doivent être réglés par les citoyens de ces pays », a indiqué Ousmane Sonko avant d’ajouter « Certes, personne n’encourage la commission de coup d’État, mais je refuse d’être ceux qui analysent les symptômes et refusent d’analyser les causes réelles de ces coups d’État ».
