Le chanteur béninois Nikanor ne tolère plus les allégations contre sa personne. Au cœur de la polémique : une publication sur Facebook dans laquelle Agbokoun accuse les artistes locaux de manquer de reconnaissance envers leur public. Visé nommément, Nikanor a réagi avec fermeté, dénonçant une mauvaise interprétation de ses propos, tout en adressant un avertissement clair à l’auteur du post. Une querelle qui relance le débat sur les relations entre artistes et public béninois.
Un post critique qui allume la mèche
Dans sa publication virale, Aimé Agbokoun interpelle frontalement les artistes béninois, qu’il accuse d’ingratitude envers un public pourtant fidèle malgré les difficultés d’accès à Internet. Il prend pour exemple Nikanor, en référence à une récente interview où ce dernier évoquait les limites supposées liées à la langue fon dans la diffusion de la musique béninoise. S’il salue la lucidité de l’artiste sur ce point, Agbokoun lui reproche d’avoir insinué un manque de soutien du public local.
Il dénonce également l’absence des artistes lors de mouvements populaires comme le #1GigaFavi, soulignant leur silence face aux revendications citoyennes. Pour lui, les artistes ne peuvent espérer recevoir du peuple sans jamais se positionner en sa faveur. En conclusion, il invite les chanteurs à « se taire un peu » et à faire preuve de reconnaissance. Mais sa critique prend aussi une tournure personnelle, puisque son post s’accompagne d’une publicité dans laquelle le nom et la photo de Nikanor sont utilisés.
Une réponse directe et une menace à peine voilée
Face à cette sortie, Nikanor n’a pas tardé à réagir. Dans un commentaire cinglant, il dénonce une instrumentalisation de son image à des fins promotionnelles. « Je n’ai jamais dit que le public ne nous soutenait pas », affirme-t-il, tout en accusant Aimé Agbokoun de déformer ses propos. L’artiste va plus loin en avertissant : « La prochaine fois, tu auras de mes nouvelles », une formule qui a fait bondir certains internautes, choqués par ce qu’ils perçoivent comme une menace.
Les réactions en ligne ne se sont pas fait attendre. Si quelques-uns soutiennent la mise au point de Nikanor, beaucoup s’insurgent contre le ton employé. Pour eux, les artistes doivent faire preuve d’humilité et de respect envers un public qui, malgré les obstacles, continue de les soutenir. Cette affaire souligne une fracture persistante entre artistes et citoyens, dans un contexte où l’attente d’engagement dépasse largement la sphère musicale.
