Le gouvernement fédéral du Nigeria a pris une mesure radicale en suspendant l’accréditation et l’évaluation des diplômes de la République du Bénin et du Togo. Cette décision fait suite à une enquête qui a révélé des pratiques douteuses dans l’obtention de diplômes, ébranlant la crédibilité du système éducatif dans ces pays voisins. L’enquête en question a été réalisée suite à un rapport par le journaliste nigérian Umar Audu.
Un système éducatif ébranlé par les pratiques douteuses ?
Les autorités nigérianes ont décidé d’agir face à des preuves indiquant que des Nigérians utilisaient des méthodes inadmissibles pour obtenir des diplômes dans le but de concourir pour des emplois pour lesquels ils n’étaient pas qualifiés. « Ce rapport donne du crédit aux soupçons selon lesquels certains Nigérians emploient des moyens néfastes et des méthodes inadmissibles pour obtenir un diplôme dans le but final d’obtenir des opportunités d’emploi pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés », a indiqué la porte-parole du ministère de l’Éducation, Augustina Obilor-Duru dans une déclaration de le mardi 2 janvier 2024.
Selon un rapport officiel qui a précédé la décision de suspension, un diplôme aurait été obtenu dans une université privée de la République du Bénin en moins de deux mois. La porte-parole du ministère de l’Éducation, Augustina Obilor-Duru, a souligné que de tels agissements nuisent non seulement à la crédibilité des diplômes, mais compromettent également les chances des Nigérians qualifiés sur le marché de l’emploi.
Mesures draconiennes pour prévenir l’abus du système
Face à ces révélations choquantes, « Le ministère fédéral de l’Éducation dénonce avec véhémence de tels actes et, à compter du 2 janvier 2024, suspend l’évaluation et l’accréditation des diplômes des républiques du Bénin et du Togo en attendant les résultats d’une enquête qui impliquerait le ministère des Affaires étrangères du Nigeria et des deux pays, les ministères responsables de l’Éducation dans les deux pays ainsi que le Département des services de sécurité de l’État (DSSS) et le National Youths Service Corps (NYSC) », indique un communiqué du gouvernement fédéral qui ajoute que « Périodiquement, des avertissements ont été émis par le ministère et le NUC contre le recours à de telles institutions et, dans certains cas, des rapports ont été adressés aux agences de sécurité pour réprimer les auteurs. Le ministère continuera de revoir sa stratégie pour combler les lacunes, processus et procédures et traiter de manière décisive tous les responsables complices ».
Les autorités nigérianes exhortent également la population à fournir des informations susceptibles d’aider le comité d’enquête dans ses recherches.
