Niger : le CNSP répond à la CEDEAO après le sommet de ce dimanche

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Niger et CEDEAO : vers une reprise des négociations

Le 64e Sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s’est déroulé ce dimanche 10 décembre 2023 à Abuja, a accentué les tensions entre l’organisation régionale et le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) au Niger. Malgré les appels au dialogue, la CEDEAO a maintenu ses sanctions contre le Niger. Les militaires au pouvoir au Niger semblent aussi ne pas être prêts à laisser l’affaire.

Maintien des sanctions et ouverture au dialogue

L’une des décisions clés à l’issue du sommet de la CEDEAO a été le maintien des sanctions contre les militaires au pouvoir au Niger, plus de quatre mois après le coup d’État de juillet 2023. Les chefs d’État présents ont insisté sur la libération immédiate du président Mohamed Bazoum, ainsi que de sa famille et des anciens dignitaires détenus.

Malgré cette position ferme, la CEDEAO n’a pas complètement fermé la porte au dialogue avec Niamey. Certains pays, comme la Côte d’Ivoire, ont souligné la nécessité de la libération du président Bazoum avant toute négociation. Dans une dynamique intéressante, un ministre béninois a évoqué la possibilité de reconsidérer les exigences si le président Bazoum était libéré, laissant entendre une certaine flexibilité dans les positions de la CEDEAO.

La réponse du CNSP

Suite à ces développements, le CNSP a réagi de manière ferme. Le général Tiani Abdourahamane, président du CNSP et chef de l’État nigérien, a fait une déclaration notoire après le sommet. Dans une interview, il a déclaré : « Vous ne pouvez pas combattre un incendie avec de l’essence ». Une métaphore qui semble exprimer le désaccord du CNSP avec les décisions de la CEDEAO, suggérant que les mesures imposées pourraient aggraver la situation plutôt que de la résoudre.

Le président nigérien Bola Tinubu, initialement opposé aux putschistes, a également surpris en suggérant, lors du huis clos, que les militaires nigériens pourraient garder le pouvoir pour un délai raisonnable, sous condition de libérer le président Bazoum. Cette proposition a créé un nouveau terrain de discussion et souligne la complexité des négociations en cours.

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