Le prestigieux Met Gala 2025 s’est tenu ce lundi 5 mai au Metropolitan Museum of Art de New York, réunissant comme chaque année une élite mondiale de la mode, du cinéma et de la musique. Sous le thème « Couture style noir », l’édition a mis à l’honneur des artistes africains… mais uniquement anglophones. Burna Boy, Tems, Ayra Starr et Tyla ont brillé sur le tapis rouge. Si leur présence marque une avancée dans la représentation africaine, l’absence totale de figures issues de l’Afrique francophone soulève des questions.
Une visibilité grandissante pour l’Afrique Anglophone
Cette année, le Met Gala a une fois encore vu défiler des stars internationales dans des tenues spectaculaires. Parmi elles, quatre artistes africains ont retenu l’attention : Burna Boy, Tems, Ayra Starr et Tyla. Originaires du Nigeria et d’Afrique du Sud, ils incarnent la nouvelle vague d’icônes africaines qui s’imposent à l’international, aussi bien par leur talent que par leur style. Leur participation à un événement aussi emblématique est une reconnaissance forte de leur influence.
Leur présence n’est pas le fruit du hasard. Depuis quelques années, la musique et la culture pop anglophones africaines connaissent une percée mondiale, portée par des productions massives, une forte présence sur les plateformes et une stratégie internationale bien huilée. Burna Boy et Tems, par exemple, ont déjà été récompensés aux Grammy Awards. Leur inclusion dans les cercles mondains comme celui du Met Gala 2025 vient confirmer leur statut global.
L’invisibilité persistante des artistes francophones
En revanche, l’absence de stars d’Afrique francophone à cet événement interroge. Aucun artiste, mannequin ou créateur issu de cette sphère ne figurait parmi les invités. Une réalité frustrante pour un continent pourtant riche de talents culturels majeurs. Cela pose la question de la place – ou du manque de place – qu’occupent les artistes francophones dans l’écosystème mondial de la mode et du divertissement.
Faut-il y voir un manque de stratégie d’influence, une barrière linguistique ou un déficit de réseaux ? Peut-être un peu des trois. Mais le constat est clair : les célébrités d’Afrique francophone peinent encore à s’imposer sur la scène internationale. Pourtant, leur potentiel est réel. Il reste à construire les passerelles nécessaires pour que leur lumière brille aussi dans les plus grands événements mondiaux.
