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Lil Jay Bingerack : « Je fais deux fois plus de streams que certains artistes… Pourtant »

Alors que l’affaire des fausses certifications musicales décernées par une page frauduleuse continue de secouer le milieu artistique ivoirien, l’artiste Lil Jay Bingerack prend la parole. Dans une déclaration sans détour, il remet en question l’équité et la transparence du système de reconnaissance des performances musicales en Côte d’Ivoire.

Lil Jay Bingerack dénonce une injustice dans les certifications musicales ivoiriennes

La récente vague de fausses certifications, relayée par une page se faisant passer pour l’APRODEM CI (Association pour la promotion des droits des artistes et musiciens en Côte d’Ivoire), a provoqué la confusion sur les réseaux sociaux. Plusieurs artistes, croyant à la véracité des distinctions annoncées, ont relayé la nouvelle avant de rapidement supprimer leurs publications face à l’évidence du canular.

Parmi eux, Lil Jay Bingerack, qui a d’abord exprimé sa surprise, a ensuite décidé d’aborder le fond du problème. Pour lui, ce scandale n’est que le reflet d’un système désorganisé : « Mon album et certains de mes singles méritent des certifications selon les différents critères. Pour ça, je suis très confiant vu mes scores ». En citant ses performances sur Spotify et d’autres plateformes de streaming, il s’interroge sur l’attribution réelle des certifications en Côte d’Ivoire.

Lil Jay Bingerack appelle à la régulation du secteur musical

Lil Jay Bingerack ne se limite pas à une critique personnelle. Il dénonce un dysfonctionnement général dans la manière dont les institutions musicales reconnaissent les artistes. Il affirme : « Je fais deux fois plus de streams que certains artistes… Pourtant, eux sont certifiés ». Cette déclaration ouvre un débat sur les critères de sélection et l’absence de contrôle indépendant dans l’attribution des disques d’or ou de platine locaux.

Dans ce contexte, l’artiste lance un appel à l’APRODEM CI et aux instances culturelles compétentes pour instaurer des normes claires et transparentes. « Les organismes doivent être plus regardants sur les sorties. Force à nous, notre culture », conclut-il, visiblement déçu, mais déterminé à voir évoluer les choses. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de reconnaissance du travail et du mérite.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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