Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo a réagi vigoureusement ce 5 septembre 2024 après la diffusion d’une interview controversée de Madame Simone Ehivet sur la chaîne internationale France 24. Le titre de cette interview, « Simone Gbagbo veut que Laurent Gbagbo se désiste si elle est en tête de la présidentielle ivoirienne », a provoqué l’indignation du parti, en raison d’une utilisation jugée erronée du nom « Gbagbo » pour désigner l’ancienne première dame, divorcée de l’ex-président.
Réaction du PPA-CI
Dans un communiqué signé par Me Habiba Touré, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, le PPA-CI a vivement critiqué la chaîne France 24 pour son manque de précision. Selon le communiqué, l’utilisation du nom « Simone Gbagbo » est une erreur délibérée. Le droit ivoirien stipule en effet que, suite à un divorce, une femme perd l’usage du nom de son ex-époux, comme cela a été le cas pour Simone Ehivet depuis son divorce avec Laurent Gbagbo officialisé en 2020.
Le PPA-CI s’est ainsi interrogé sur les motivations réelles derrière cette présentation erronée. Pour le parti, cette confusion dans l’utilisation du nom pourrait être perçue comme une tentative de susciter une rivalité artificielle entre les deux figures politiques, alors que l’existence de tensions entre eux n’a jamais été prouvée.
Une polémique inutile dans un climat politique sensible ?
L’interview en question a été diffusée à un moment où l’unité de l’opposition politique ivoirienne est plus que jamais cruciale. Le PPA-CI a souligné l’importance d’unir les forces politiques pour aborder les échéances électorales à venir, et a jugé regrettable que France 24 alimente des polémiques inutiles en employant des formulations tendancieuses. « Il est de la responsabilité des journalistes de ne pas suggérer des tensions qui n’existent pas, surtout dans un climat aussi sensible », a rappelé Me Habiba Touré.
L’utilisation répétée du nom « Gbagbo » pour désigner Simone Ehivet, selon le PPA-CI, constitue non seulement une violation des normes journalistiques, mais aussi une manipulation susceptible d’influencer l’opinion publique. En effet, cette désignation erronée pourrait fausser la perception des relations entre les deux figures politiques, au détriment d’une analyse plus objective et sereine de la situation. Le PPA-CI, à travers son communiqué, a également lancé un appel à tous les médias, en particulier ceux à portée internationale comme France 24, pour qu’ils adoptent une rigueur plus stricte dans la transmission des informations. La formation politique ivoirienne estime que la qualité de l’information diffusée est primordiale, surtout dans un contexte politique aussi sensible que celui de la Côte d’Ivoire. L’objectif est d’éviter toute interprétation biaisée qui pourrait nuire à la sérénité des débats publics et à la stabilité du climat politique.
