Figure emblématique de la musique ivoirienne, Josey continue de marquer les esprits non seulement par sa voix puissante, mais aussi par le choix subtil de ses mots et de ses influences musicales. Dans une récente interview, l’interprète de Diplôme a levé le voile sur les raisons qui motivent l’écriture de ses chansons en des termes très populaires, tout en déclarant son admiration pour la culture congolaise, notamment sa langue musicale, le lingala. Une artiste à la croisée de deux mondes.
Josey expose les motifs des choix de ses thèmes
Josey, dans ses débuts, avait une ambition claire : que chaque Ivoirien et Ivoirienne se reconnaisse dans ses paroles. « En commençant la musique, surtout avec Diplôme, je voulais que tous les Ivoiriens se retrouvent dans ce que je fais », a-t-elle expliqué. Pour cela, elle mise sur un langage accessible, populaire, souvent inspiré du vécu quotidien. Cette volonté de proximité fait la force de ses textes, qui résonnent profondément dans les réalités sociales et sentimentales de son public.
Cette orientation lui permet non seulement de renforcer son ancrage national, mais aussi de faire passer des messages forts sur l’amour, la trahison, la dignité et la résilience, à travers un langage que son public comprend et adopte. Josey écrit comme elle parle au peuple, et c’est cette authenticité qui touche autant.
L’influence du Congo et la magie du lingala sur Josey
Mais Josey ne limite pas son art aux frontières de la Côte d’Ivoire. Admirative de la culture congolaise, elle n’hésite pas à puiser dans son riche répertoire musical. Selon elle, les Ivoiriens sont de grands amateurs de musique congolaise, notamment la rumba et la musique dansante. Elle-même avoue avoir grandi dans cet univers sonore, où les mélodies du Congo ont bercé sa jeunesse. « Les Ivoiriens sont très fans de la musique congolaise que ce soit au niveau de la rumba, ou de la musique dansante, j’ai aussi été influencée par cette musique ».
Ce qui la fascine particulièrement, c’est la musicalité du lingala, qu’elle qualifie de « langue mélodieuse ». Cette sensibilité artistique l’a naturellement poussée à intégrer des sonorités et des mots congolais dans certains de ses morceaux, créant ainsi une fusion culturelle chaleureusement accueillie des deux côtés. Une preuve que la musique peut aisément franchir les barrières linguistiques.
