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Kenya : une manifestation antigouvernementale vire au drame : le Parlement incendié, plusieurs personnes tuées (vidéo)

Une violente manifestation s’est éclatée ce mardi 25 juin au Kenya alors que des milliers de protestataires ont pris d’assaut le Parlement pour s’opposer au vote d’une nouvelle loi de finances controversée par les législateurs.

Une manifestation pacifique qui dégénère

Ce mardi, la situation a dégénéré rapidement lorsque des milliers de manifestants ont convergé vers le Parlement pour exprimer leur colère contre le projet de loi de finances voté. Ce texte introduit de nouvelles taxes, notamment une éco-redevance qui alourdirait le coût de produits essentiels comme les serviettes hygiéniques et les couches, exacerbant les frustrations liées à la cherté de la vie. Les manifestants, après avoir déjoué les forces de l’ordre, ont réussi à pénétrer dans le Parlement peu de temps après le vote en faveur du projet de loi. « Nous venons chercher tous les hommes politiques », ont-ils scandé, tout en affichant leur détermination à confronter les responsables de cette décision impopulaire. Ils ont mis feu au bâtiment abritant le siège de l’Assemblée. Dans la confusion, les législateurs ont fui par un tunnel. Toutefois, les manifestants ont permis aux députés de l’opposition qui avaient voté contre le projet de loi de sortir du bâtiment en sécurité. Les flammes ont été éteintes plus tard par les policiers.

Une répression violente

La réponse des forces de l’ordre a été rapide et brutale. Des policiers ont ouvert le feu sur les manifestants, faisant au moins trois morts, selon des journalistes de l’AFP sur place. Des grenades lacrymogènes et des balles réelles ont été utilisées contre les manifestants. La Commission kényane des droits de l’homme a rapidement réagi en diffusant des vidéos qui montrent des officiers tirant sur les manifestants. Elle affirme que « les responsables devront rendre des comptes ». Cette répression fait suite à des manifestations similaires la semaine précédente, au cours desquelles deux personnes avaient également perdu la vie.

En plus des violences autour du Parlement, le bureau du gouverneur de Nairobi, situé à proximité, a également été incendié. Parallèlement, des allégations d’enlèvements de manifestants par des individus soupçonnés d’être des policiers ont émergé. Faith Odhiambo, présidente de la Kenya Law Society, a déclaré que 50 personnes, dont son assistante personnelle, avaient été « enlevées » dans les jours précédant les manifestations. Ces disparitions, qui incluent des manifestants arrachés de leur domicile et de leur lieu de travail, ont suscité de vives inquiétudes parmi les groupes de la société civile. Le président du Parlement, Moses Wetangula, a exigé des explications de la part de l’inspecteur général de la police concernant le lieu où se trouvent ces personnes. Les responsables de la police n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires, exacerbant le climat de tension et de méfiance.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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