Alors que les premières épreuves des Jeux Olympiques de Paris (JO Paris 2024) ont débuté cette semaine, trois premiers cas de dopage ont été recensés par l’International Testing Agency (ITA). La compétition internationale à peine commencée, trois sportifs ont été testés positifs à des substances interdites et écartés des Jeux Olympiques pour dopage. Parmi eux, la boxeuse nigériane Cynthia Temitayo Ogunsemilore, le judoka irakien Sajjad Sehen et la volleyeuse dominicaine Lisvel Eve Mejia. Ces cas soulignent l’importance des mesures antidopage strictes mises en place pour garantir l’intégrité des Jeux.
Les cas de dopage révélés
La boxeuse nigériane Cynthia Temitayo Ogunsemilore a été suspendue provisoirement après avoir été testée positive au furosémide, un diurétique classé comme agent masquant par l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’ITA a annoncé que « un échantillon prélevé sur la boxeuse a produit un résultat d’analyse anormal sur une substance interdite spécifiée, le furosémide ». La suspension signifie qu’Ogunsemilore ne pourra plus concourir, s’entraîner ou participer à aucune activité durant les Jeux Olympiques de Paris 2024. Boxant dans la catégorie des -60 kg, Ogunsemilore, âgée de 22 ans, devait faire ses débuts dans le tournoi olympique lundi.
Lisvel Eve Mejia
La volleyeuse dominicaine Lisvel Eve Mejia a également été testée positive au furosémide lors de la dernière Ligue des nations et a été exclue des Jeux Olympiques de Paris. La Fédération internationale de volley (FIVB) a confirmé ce cas de dopage, précisant que Mejia a été testée positive à un contrôle antidopage de routine aux Jeux Olympiques. La joueuse de 32 ans a exprimé sa déception et son regret, expliquant que c’était un oubli de sa part de ne pas avoir vérifié un médicament qu’elle prenait pour lutter contre la rétention d’eau.
Sajjad Sehen
Premier cas de dopage de cette édition des Jeux, le judoka irakien Sajjad Sehen a été testé positif à des substances anabolisantes interdites, la méthandiénone et la boldénone. Sehen, âgé de 28 ans, devait participer pour la première fois aux JO dans la catégorie des -81 kilos. Sa suspension provisoire restera en vigueur jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise. Le responsable de la délégation irakienne a déclaré que Sehen avait subi une intervention chirurgicale qui pourrait expliquer la présence de ces substances dans son corps.
Les nouvelles technologies antidopage à Paris 2024
Pour se conformer aux standards mondiaux de l’antidopage, des tests supplémentaires sont réalisés à Paris 2024 grâce à des technologies de séquençage d’ADN. Tous les flacons de prélèvements sont anonymisés pour garantir l’intégrité des tests. Cette innovation permet de détecter des manipulations génétiques et d’autres formes sophistiquées de dopage qui pourraient échapper aux tests traditionnels.
L’International Testing Agency (ITA), créée en 2018 et partiellement financée par le Comité international olympique (CIO), est à la tête de cette surveillance à grande échelle. Environ 4 000 des 10 500 athlètes olympiques devraient être contrôlés durant les Jeux de Paris. L’ITA a pour mission d’assurer que les compétitions se déroulent de manière équitable et que les athlètes respectent les règles antidopage.
