Le Bénin fait parler de lui aux Jeux africains scolaires 2025 qui se tiennent à Annaba, en Algérie. Grâce à deux jeunes athlètes prometteurs, le pays a déjà décroché deux précieuses médailles : une en or au 800 m féminin et une en bronze au lancer du javelot. Ces performances marquent une avancée significative pour l’athlétisme béninois, porté par une jeunesse talentueuse et des encadrants engagés.
Ruffine Sonon, 15 ans, l’étoile montante du demi-fond
Le samedi 2 août, dans l’effervescence du stade du 19 mai 1956, une jeune athlète béninoise a marqué l’histoire. Ruffine Sonon, 15 ans, s’est imposée au 800 m féminin avec un temps impressionnant de 2’14’’03. Cette performance ne lui a pas seulement offert l’or, elle a aussi permis au Bénin de décrocher sa toute première médaille dans ces Jeux africains scolaires.
Repérée à l’âge de 10 ans par Akim Balogoun, ancien détenteur du record national, Ruffine Sonon s’est forgée à travers un entraînement rigoureux. En seulement quelques mois, elle a amélioré son propre record personnel (2’14’’64) et affiche également un temps prometteur au 1500 m (4’47’’). Sa progression constante témoigne du sérieux de son encadrement et de sa détermination à s’imposer sur la scène continentale.
Ibrahim Kissagi, le javelot de bronze et un mental d’acier
Le lundi 4 août, c’est un autre jeune talent béninois qui a porté haut les couleurs de son pays. Ibrahim Kissagi a remporté la médaille de bronze au lancer du javelot grâce à un jet de 41,71 m, son nouveau record personnel. Une belle consécration pour cet athlète technique, qui confirme la montée en puissance de l’athlétisme béninois dans les disciplines de lancer.
Ce succès est le fruit d’un travail acharné et d’une volonté constante de se surpasser. « C’est une immense fierté de représenter mon pays », a-t-il confié, ému. Sa performance encourage non seulement la discipline au Bénin, mais inspire toute une génération de jeunes sportifs à croire en leurs capacités.
