Le succès ne faiblit pas. À peine ouverte le 20 février, la billetterie du concert de Gims prévu le 4 décembre 2026 à l’Arena d’Orléans est déjà sold out. Face à l’engouement du public, l’artiste annonce une seconde date dans la foulée. Le rappeur et chanteur se produira une seconde fois dans la métropole ligérienne le samedi 5 décembre 2026, toujours à l’Arena.
Une tournée Carpe Diem qui enchaîne les guichets fermés
Cette nouvelle date s’inscrit dans la dynamique impressionnante du Carpe Diem Tour, qui multiplie les salles pleines à travers la France. Après avoir écoulé plus d’un million de billets et enchaîné les concerts à guichets fermés en 2024 et 2025, Gims promet un show à la hauteur de sa réputation : mise en scène ambitieuse, performance millimétrée et ambiance survoltée.

Les fans orléanais auront donc une nouvelle chance d’assister au spectacle. La billetterie ouvrira lundi 2 mars à 11 heures. Côté prix, plusieurs options sont disponibles : 68 € en fosse debout, 80 € en tarif early, 95 € en catégorie 2, et 110 € en catégorie 1. Avec des titres comme Spider, Sois pas timide, Bella ou Sapés comme jamais, Gims continue de fédérer toutes les générations.
A lire également : Tyson vs Mayweather à Kinshasa : le spectacle d’une époque qui refuse de s’éteindre
Un parcours hors norme, de Kinshasa aux sommets des charts
Derrière la star, un itinéraire singulier. De son vrai nom Ghandi Djuna, Gims naît en 1986 à Kinshasa. Il arrive en France à l’âge de deux ans et grandit dans des conditions précaires, passant par des familles d’accueil et des squats jusqu’à sa majorité.

Passionné de dessin, il entame des études de graphisme et de communication à Paris avec l’ambition de devenir mangaka. Son nom de scène « Maître Gims » puise d’ailleurs dans son amour pour les arts martiaux et le cinéma asiatique.
Sa carrière bascule en 2010 lorsqu’il rejoint le collectif Sexion d’Assaut aux côtés de Lefa, Black M ou encore Barack Adama. Le groupe explose avec L’École des points vitaux, puis L’Apogée. Le titre Ma direction devient un hymne générationnel.
En 2013, il se lance en solo avec Subliminal. J’me tire domine les classements pendant trois mois. Gims impose alors une signature musicale hybride : envolées vocales lyriques, productions pop, rap sudiste, sonorités caribéennes et latines. Bella s’impose comme l’un de ses plus grands classiques.

A lire également : Spotify 2025 : la RDC sur le podium francophone, mais derrière la Côte d’Ivoire et le Mali
Une machine à tubes entre succès et polémiques
Artiste prolifique, Gims dépasse les 5 millions de disques vendus. Son dernier album, Le Nord se souvient : l’Odyssée, atteint déjà 450 000 exemplaires.
Son éclectisme musical nourrit sa longévité. Il navigue entre variété française, pop urbaine et influences africaines, latines ou orientales, citant aussi bien Charles Aznavour qu’Eminem ou Johnny Hallyday.
Sa trajectoire est aussi marquée par plusieurs polémiques. En 2023, il relaie une théorie affirmant que l’Égypte antique maîtrisait l’électricité. Peu après, il sort Hernan Cortès, morceau accompagné d’un visuel de pyramide dorée, intégrant des extraits de critiques médiatiques. Coup de communication maîtrisé ou provocation, l’épisode confirme son sens du marketing.
Icône populaire pour certains, figure controversée pour d’autres, Gims reste l’un des artistes majeurs de la scène francophone. Et à Orléans, le public ne s’y trompe pas.
