Drame–Parti tôt le matin vers sa plantation, Achi Assi Gérard, 33 ans, ne reviendra jamais. Son absence inhabituelle a alerté ses proches, qui, après une journée sans nouvelles, ont entamé des recherches. Celles-ci ont conduit à une découverte macabre : le corps du jeune homme, décapité, gisant à 200 mètres du campement Ambroisekro. Le drame s’est produit le 23 juillet dernier à Méagui en Côte d’Ivoire.
Une enquête minutieuse pour remonter jusqu’au suspect
Alertée, la police de Méagui a ouvert une enquête, rapidement relayée par la police judiciaire de San Pedro. C’est grâce à l’exploitation des données téléphoniques du défunt que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à P.S, ressortissant d’un pays voisin, âgé de 44 ans. L’homme, interpellé et interrogé, a fini par avouer avoir tué Achi Assi Gérard à la suite d’une dispute survenue sur le sentier menant à la plantation.
Selon ses aveux, la bagarre a dégénéré : il aurait assommé la victime avec un gourdin avant de la décapiter. Il a ensuite emporté la tête et une partie du cou. Lors d’une perquisition à son domicile, les forces de l’ordre ont découvert deux boîtes crâniennes soigneusement enveloppées dans du tissu blanc orné de cauris, laissant entrevoir des pratiques occultes.
Des aveux glaçants et un passé criminel troublant
Face à la presse, le suspect n’a pas hésité à livrer des détails sordides. « J’ai préparé le cou, j’ai mangé un peu, comme ce n’était pas bon, j’ai laissé », a-t-il confessé. Il a par ailleurs expliqué avoir agi sous les ordres de ses « génies », justifiant ainsi un crime qui dépasse le simple règlement de comptes.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le second crâne retrouvé chez lui appartiendrait, selon ses dires, à son ancien employeur à Vavoua, qu’il aurait tué après un différend salarial autour de travaux dans une plantation d’hévéa. Les services de police soupçonnent également P.S d’avoir déjà commis un meurtre au Burkina Faso avant de se réfugier en Côte d’Ivoire.
