La désignation des représentants du parlement au sein de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) n’a pas été du gout de l’opposition parlementaire. Sous la direction du président Louis Vlavonou, les députés de la neuvième législature ont choisi leurs représentants, mais sans l’opposition parlementaire selon le député Nourénou Atchadé.
Une désignation controversée
Le vendredi 28 juin 20, la désignation des représentants du parlement à la HAAC, a été marquée par une absence notable : celle des députés du groupe parlementaire Les Démocrates. Selon l’honorable Nourénou Atchadé, président de ce groupe, toutes les démarches entreprises pour qu’au moins un représentant de l’opposition soit désigné ont échoué. « Toutes nos démarches, pour qu’au moins un représentant de l’Assemblée nationale à la H AACsoit désigné par l’opposition parlementaire, ont été vouées à l’échec », a-t-il déploré.
Atchadé a accusé la majorité parlementaire de confisquer cette désignation pour s’approprier tous les postes. « La majorité parlementaire a tout fait pour confisquer cette désignation et s’approprier tous les 3 postes », a-t-il ajouté. Cette situation reflète une volonté de la majorité de renforcer son contrôle sur les institutions clés du pays, au détriment de la diversité politique et de la représentativité démocratique.
Le processus de la désignisation
Le vote s’est déroulé sans la prise en compte de la liste de l’opposition parlementaire, ce qui a conduit à la reconduction de Fernand Gbaguidi et Marcellin Ahonoukoun, ainsi que la nomination de Gérard N’Dah. Ces choix ont été effectués en l’absence de tout débat contradictoire. Le fait que l’opposition ne soit pas représentée dans une institution aussi importante que la HAAC, chargée de réguler l’audiovisuel et la communication, est perçu par beaucoup comme une tentative de marginalisation politique.
