AccueilNewsDerrière les barreaux, Molare fait parler son cœur à la MACA

Derrière les barreaux, Molare fait parler son cœur à la MACA

En pleine tourmente judiciaire, le chanteur ivoirien Molare surprend par un geste fort de générosité. Depuis sa cellule à la Prison Pôle d’Abidjan (PPA), l’artiste a fait un don symbolique à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), démontrant ainsi que même dans l’adversité, l’élan solidaire peut demeurer. Ce geste, salué sur les réseaux sociaux, soulève à la fois de l’émotion et des interrogations sur la perception publique de la célébrité en détention.

Un don inattendu dans un contexte difficile

Alors qu’il vient à peine d’être incarcéré dans l’affaire tragique ayant conduit à la mort d’une femme prénommée Élise, Molare – de son vrai nom Oumar Moryféré – a posé un acte humanitaire qui a surpris plus d’un. Par l’intermédiaire de son assistante Divine Emmanuella Boni, l’artiste a commandé une tonne de riz Ridissi pour en faire don aux détenus de la MACA.

Ce geste, relayé par l’entrepreneur ivoirien Stéphane Sucré sur sa page Facebook, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. « Qu’Allah lui facilite les choses et le lui rende au centuple », a-t-il écrit. L’initiative a été largement saluée, tant pour sa portée sociale que pour le symbole qu’elle incarne : celui d’un homme qui, malgré sa détention, reste tourné vers les autres. Il s’agit là d’un contraste fort entre l’image de l’accusé sous mandat de dépôt et celle de la figure généreuse et solidaire qu’il a souvent incarnée dans la sphère publique.

Une pluie de réactions contrastées

Ce geste de Molare a provoqué une vague de commentaires, à la fois admiratifs et critiques. L’humoriste Digbeu Cravate, connu pour ses sorties caustiques, a réagi avec une pointe d’ironie : « À peine arrivé à la MACA, tu commandes déjà des tonnes de riz. Mais est-ce que les gens là-bas vont même vouloir que tu sortes un jour ? ». D’autres, plus sérieux, ont vu en ce geste une démonstration de la grandeur d’âme de l’artiste, le décrivant comme « une bonne personne mise à l’épreuve ».

Mais cette solidarité ne fait pas oublier la tragédie. « Aucune bonne action ne peut remplacer une vie », peut-on lire parmi les commentaires. Certains rappellent que la douleur de la famille de la défunte reste vive et qu’aucune initiative, aussi louable soit-elle, ne saurait atténuer la perte humaine.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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