C’est une loi historique qui protège les travailleuses de sexe. C’est la première fois dans tout le monde. Davido salue l’initiative révolutionnaire de la Belgique qui a adopté cette loi. Mais que prévoit-elle ?
Une réforme révolutionnaire pour les travailleuses de sexe
La Belgique est devenue le premier au monde à accorder aux prostituées les mêmes droits sociaux et professionnels que les autres métiers, une décision qui marque un tournant historique en matière de droits humains et de protection sociale. Promulguée le 1ᵉʳ décembre 2024, cette loi garantit aux travailleuses de sexe des droits sociaux jusque-là inaccessibles. Elles bénéficieront désormais d’un congé de maternité, de congés maladie, d’une assurance maladie, ainsi que de pensions de retraite. De plus, elles auront la possibilité de signer des contrats de travail formels, une avancée significative qui leur confère une reconnaissance juridique et professionnelle. La réforme introduit également des normes strictes pour les employeurs. Ces derniers devront fournir des locaux sûrs et propres, équipés de dispositifs de sécurité tels que des boutons d’alarme. Ils devront également mettre à disposition des articles essentiels comme du linge propre. Ces dispositions visent à améliorer les conditions de travail et à protéger la dignité des travailleuses de sexe, selon les autorités.
La réaction de Davido et son soutien symbolique
Sur sa page X, le chanteur nigérian Davido a salué cette initiative en la qualifiant de « révolutionnaire », accompagnant son message d’un drapeau belge. Pour marquer son soutien, l’artiste a également changé sa photo de profil en arborant le drapeau belge, un acte symbolique qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Pour les internautes, son message d’approbation résonne comme un appel à d’autres pays pour suivre cet exemple en reconnaissant et en protégeant les droits de toutes les professions, sans distinction.
La décision de la Belgique intervient après les protestations des travailleuses de sexe en 2022, qui avaient dénoncé leur exclusion des aides gouvernementales pendant la pandémie de COVID-19. Ce manque de reconnaissance avait mis en lumière leur précarité et relancé le débat sur leur statut professionnel.
