AccueilActualitésCrash de Kenge en RDC : 17 morts, dont deux hauts magistrats

Crash de Kenge en RDC : 17 morts, dont deux hauts magistrats

Le crash de Kenge, survenu le 25 septembre dans l’ouest de la RDC, a fait 17 morts selon le dernier bilan des autorités provinciales. Parmi les victimes figurent Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, et Joseph Mutombo Katalayi, premier président de la Haute Cour militaire.

Le bilan du crash de Kenge porté à 17 morts

L’avion s’est écrasé vendredi à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Les autorités avaient d’abord annoncé 13 morts avant de revoir leur bilan à la hausse. Rémy Saki, vice-gouverneur du Kwango, a finalement fait état de 17 victimes, dont 13 militaires et quatre civils. Un enfant figure parmi les personnes décédées.

L’appareil revenait de Kikwit et se dirigeait vers Kinshasa après une mission de service. Plusieurs responsables de la justice militaire congolaise se trouvaient à bord avec des membres de leur délégation et de l’équipage.

Les premières heures qui ont suivi l’accident ont toutefois donné lieu à des bilans divergents. Des données de vol évoquaient notamment 16 occupants, dont quatre membres d’équipage. Ces différences expliquent pourquoi certaines publications continuent d’évoquer 13 ou 16 personnes. Le bilan de 17 morts est celui communiqué plus tard par les autorités provinciales.

L’avion aurait tenté un atterrissage d’urgence

Les causes exactes du crash de Kenge ne sont pas encore établies. Selon les premiers éléments fournis par les autorités locales, le pilote aurait rencontré une difficulté pendant le vol entre Kikwit et Kinshasa.

L’appareil a effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge, apparemment à la recherche d’une zone où se poser. « Il cherchait par où atterrir », a expliqué Rémy Saki. Le petit porteur s’est finalement écrasé dans une parcelle du quartier Manzawu, dans la commune de Masikita. Aucun habitant au sol n’aurait été tué.

L’avion a ensuite été ravagé par les flammes. Plusieurs corps ont été fortement calcinés, tandis que celui du pilote a été retrouvé à l’extérieur de l’appareil. Les forces de sécurité ont sécurisé les lieux et récupéré les dépouilles après l’extinction de l’incendie.

Lucien-René Likulia Bakumi parmi les victimes

La mort du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi constitue l’une des principales conséquences institutionnelles de l’accident. Il dirigeait depuis mars 2021 l’Auditorat général des FARDC près la Haute Cour militaire et représentait notamment le ministère public dans les procédures relevant de cette juridiction.

L’armée congolaise a également confirmé la disparition du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi, premier président de la Haute Cour militaire. Les deux hommes occupaient ainsi des fonctions majeures au sommet de la justice militaire en RDC.

Un ordre de mission consulté par des médias congolais montre que les deux responsables participaient à une mission sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa. Leur disparition simultanée crée désormais un vide important dans deux institutions centrales du système judiciaire militaire.

Une enquête ouverte pour établir les causes

À ce stade, aucun élément officiel ne permet d’affirmer ce qui a provoqué l’accident. Les informations faisant état d’un problème à bord et d’une tentative d’atterrissage restent des éléments préliminaires, et non les conclusions d’une enquête technique.

Le gouvernement provincial a chargé les services de sécurité et les services techniques de déterminer les circonstances du crash. Une équipe d’enquête devait rejoindre Kenge depuis Kinshasa. Vendredi soir, les autorités indiquaient que la boîte noire de l’appareil n’avait pas encore été récupérée.

Des incertitudes subsistent également sur certains aspects du vol. Radio Okapi présente l’appareil comme un Let L-410 exploité par la compagnie Tracep, tandis que les autorités provinciales avaient indiqué ne pas disposer immédiatement d’informations confirmées sur l’exploitant.

L’enquête devra donc préciser l’origine de la panne présumée, vérifier les conditions d’exploitation du vol et reconstituer les dernières minutes de l’appareil. Elle devra aussi permettre l’identification formelle de toutes les victimes.

Brice Gnanhoui
Brice Gnanhoui
Passionné par le journalisme, je suis constamment à la recherche de la vérité et de l'information précise. Mon amour pour le sport, la technologie et la politique me pousse à explorer ces domaines avec une curiosité insatiable et une volonté de partager des histoires qui comptent. Je crois fermement que chaque sujet a une histoire à raconter, et je m'efforce de la raconter de la manière la plus captivante et la plus précise possible. Que ce soit en analysant les dernières tendances technologiques, en couvrant les événements sportifs les plus récents ou en déchiffrant le paysage politique complexe, mon objectif est toujours de fournir une perspective équilibrée et une analyse approfondie
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