L’icône de la musique ivoirienne, Aïcha Koné , s’est récemment exprimée sur l’importance des compositions en langues locales dans l’industrie musicale africaine. Invitée de l’émission Carrefour Weekend sur Fréquence 2 , la chanteuse a mis en avant l’impact des chansons interprétées dans les dialectes nationaux et a félicité les artistes qui perpétuent cette tradition.
Une identité musicale à preserver
Lors de son intervention, Aïcha Koné a souligné que ses disques d’or avaient été obtenus grâce à des chansons en langue locale , preuve que la musique ivoirienne et africaine pouvait briller sans nécessairement s’aligner sur les standards occidentaux. Pour elle, l’indépendance culturelle passe aussi par la valorisation des langues africaines à travers la musique : « Quand on parle d’indépendance et d’autonomie de l’Afrique, c’est aussi ça. Les langues sont nos identités. La chanson en français, ce n’est pas mal. Mais les Français eux-mêmes ont leurs stars. »
L’artiste, qui a marqué des générations par ses mélodies ancrées dans le patrimoine ivoirien, regrette que certains chanteurs africains privilégient le français au détriment de leur langue maternelle. Elle plaide ainsi pour une meilleure reconnaissance des dialectes locaux dans l’univers musical, estimant que c’est un élément fondamental de la culture africaine.
Un hommage à Roseline Layo et O’nel Mala
Dans ses propositions, Aïcha Koné a particulièrement apprécié le travail de la chanteuse Roseline Layo , qui, selon elle, valorise admirablement bien le yakouba , une langue du nord de la Côte d’Ivoire. Elle a également mentionné O’nel Mala , autre artiste qui s’est illustré avec des compositions dans ce dialecte. « Roseline Layo valorise très bien sa langue, le yakouba. C’est une langue très belle. Bien avant elle, il ya O’nel Mala qui a de belles compositions en yakouba. Roseline est souvent rejointe sur scène par O’nel, c’est toujours beau à voir. »
Cet éloge montre l’importance de la transmission culturelle à travers la musique. Pour Aïcha Koné , chanter dans sa langue maternelle est non seulement un moyen de préservation, mais aussi une façon d’offrir une identité propre à la musique africaine sur la scène internationale.
Récemment, Aïcha Koné a honoré aussi la chanteuse Josey en indiquant que dans la nouvelle génération de chanteuses ivoiriennes, c’est Josey qui l’« emballe le plus », car, dit elle, Josey à une « voix très juste et posée, qui peut s’adapter à tous les genres de musiques ».
