En Côte d’Ivoire, le Premier ministre Robert Beugré Mambé et l’ensemble de son gouvernement ont présenté leur démission au président Alassane Ouattara, ce mercredi 8 janvier 2026, à l’issue du premier Conseil des ministres de l’année. Cette décision intervient dans le prolongement des élections législatives du 27 décembre, largement remportées par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, qui a obtenu près de 77 % des sièges à l’Assemblée nationale.
Une démission institutionnelle dans la continuité du processus électoral
Cette démission du gouvernement s’inscrit dans une pratique institutionnelle courante en Côte d’Ivoire après des élections législatives majeures. Elle permet au chef de l’État de réorganiser son équipe gouvernementale afin de tenir compte de la nouvelle configuration politique issue des urnes.
Un bilan électoral jugé très favorable par le Premier ministre
Lors du Conseil des ministres, Robert Beugré Mambé a dressé un bilan largement positif du scrutin législatif, soulignant l’ampleur de la victoire du RHDP. Selon lui, cette majorité parlementaire, dépassant les 77 % des sièges, constitue une performance historique sous la Deuxième et la Troisième République. Il a estimé que ce résultat traduisait une adhésion significative de la population à la vision politique et aux orientations économiques et sociales portées par le président Alassane Ouattara.
Le chef du gouvernement a également mis en avant l’ancrage national du parti au pouvoir, qui conserve une présence dominante dans la plupart des circonscriptions électorales du pays, malgré la participation variable de l’opposition.
L’acceptation de la démission et les attentes du chef de l’État
Le président Alassane Ouattara a accepté la démission du Premier ministre et de son équipe, tout en saluant le travail accompli. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour l’administration et les responsables publics de redoubler d’efforts en matière de gouvernance.
Le chef de l’État a notamment appelé à des résultats concrets, tant dans l’amélioration de la qualité des services publics que dans la réalisation des infrastructures, tout en respectant les principes de rigueur et d’orthodoxie budgétaire. Ce message s’inscrit dans la continuité des priorités affichées par l’exécutif, axées sur la stabilité économique et le développement.
Un gouvernement chargé des affaires courantes en attendant la nouvelle équipe
En attendant la nomination d’un nouveau gouvernement, l’équipe sortante est chargée d’expédier les affaires courantes. Cette phase transitoire vise à assurer la continuité de l’action de l’État et le bon fonctionnement des institutions.
Par ailleurs, plusieurs ministres démissionnaires ont été élus députés lors des législatives et siégeront prochainement à l’Assemblée nationale. Leur maintien ou non au sein du futur gouvernement dépendra des arbitrages du président de la République, qui pourrait procéder à un remaniement plus ou moins large.
La formation du prochain exécutif est attendue dans un contexte politique marqué par une domination parlementaire du RHDP, mais aussi par des attentes sociales fortes. Les observateurs suivent avec attention les choix à venir, qui pourraient donner des indications sur les priorités du pouvoir pour les prochaines années.
