mardi, décembre 16, 2025
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Côte d’Ivoire : coupé-décalé en danger ?

Le coupé-décalé, autrefois incontournable sur les pistes de danse africaines et au-delà, semble perdre de son éclat. Créé dans les années 2000 et popularisé par des figures emblématiques comme DJ Arafat et Douk Saga, ce mouvement a marqué toute une génération. Pourtant, ces dernières années, son influence s’est amoindrie, laissant place à d’autres tendances musicales comme l’afrobeat ou l’amapiano.

DJ Moasco sonne l’alarme

DJ Moasco, l’un des acteurs du genre, tire la sonnette d’alarme. Pour lui, le coupé-décalé a perdu son essence en raison du manque d’innovation et de la multiplication des chansons superficielles. Il déplore le fait que certains artistes aient délaissé les vrais hits au profit de titres où l’on se contente de citer des noms : « Pendant que nous, on se battait pour sortir des hits et propulser le coupé-décalé, d’autres passaient leur temps à chanter les noms des gens. Voici les conséquences aujourd’hui ».

Un espoir de renaissance ?

Si DJ Moasco et d’autres spécialistes s’inquiètent, certains estiment que le coupé-décalé n’est pas encore mort. Plusieurs jeunes artistes continuent de s’inspirer du genre et tentent de lui donner un nouveau souffle. La question est de savoir si le public suivra cette renaissance ou si le coupé-décalé restera une époque révolue.

Certains experts suggèrent que le genre pourrait survivre en s’adaptant aux nouvelles sonorités, en collaborant avec des artistes d’autres horizons et en misant sur une production musicale plus travaillée. D’autres estiment qu’il suffirait d’un artiste charismatique et innovant pour relancer la machine et ramener le coupé-décalé au sommet.

Le coupé-décalé traverse une période critique, et les interrogations sur son avenir persistent. DJ Moasco a lancé le débat en pointant du doigt les erreurs du passé, mais il appartient aux artistes de prouver que ce genre musical peut encore faire danser les foules. Reste à voir si une nouvelle génération saura réinventer le mouvement ou si celui-ci restera une légende du passé.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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